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Insécurité: le Diocèse d’Antananarivo monte au créneau

Insécurité: le Diocèse d’Antananarivo monte au créneau

Le Diocèse d’Antananarivo interpelle les autorités face à l’insécurité grandissante actuelle dans le pays. Une plainte sera déposée suite à l’attaque des bandits à Mahitsy, blessant par balle le père Nicolas Ratodisoa qui, par la suite, a succombé à ses blessures.

Le père Nicolas a succombé à ses blessures cinq jours après l’attaque, mais avant cela, il a pu fournir les détails de l’attaque. Une situation inacceptable selon le Diocèse d’Antananarivo qui a fermement dénoncé le meurtre. «Le père a raconté que les malfaiteurs lui ont demandé de l’argent. Il a répondu qu’il n’en avait pas. Ainsi, après l’avoir forcé de descendre de sa moto, ses agresseurs lui ont tout suite tiré dessus», a expliqué le vicaire général, Ludovic Rabenantoandro, hier lors d’une rencontre avec la presse à Andohalo. «Nous porterons plainte», a-t-il souligné.

Complicité des forces de l’ordre

L’Archevêque de la capitale, Mgr Odon Razanakolona a ainsi interpellé les responsables étatiques, particulièrement les forces de l’ordre, face à ce fléau qui sévit dans tout le pays. «Plusieurs cas ont été entendus. Des éléments de la gendarmerie, de la police et de l’armée seraient de mèche avec ces malfaiteurs à travers la location d’armes», s’est indigné l’Archevêque. Il en est de même pour les rackets visant les automobilistes et les agriculteurs. «Contentez-vous de vos salaires et n’oubliez pas que vous êtes là pour protéger les personnes et leurs biens», a-t-il lancé. Quoi qu’il en soit, ce dernier a fait savoir qu’il n’entend aucunement s’immiscer dans les enquêtes initiées par les forces de l’ordre.

Mais, les prêtres ne sont pas les seules victimes de cette insécurité. « Des pasteurs ont déjà été tués lors de leur mission et les cas de kidnapping ne cessent de se multiplier pour ne citer que ceux survenus à Tsaratanàna », a soutenu Mgr Odon Razanakolona.

Pour l’Eglise catholique, la situation devra prendre fin le plus vite possible. A noter qu’il ne s’agit pas de leur première interpellation puisqu’un communiqué sur l’insécurité dans le pays a été publié récemment.

De son côté, « Justice et paix » fustige l’insuffisance de moyens au sein des forces de l’ordre et ses conséquences néfastes. Il fait ainsi référence au problème de transport ou matériel, à l’éloignement des lieux mais surtout à la réponse tardive aux appels des victimes.

Tahina Navalona

 

 

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