Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Mbola Rajaonah: placé en garde à vue  

Mbola Rajaonah: placé en garde à vue  

L’opérateur économique Mbola Rajaonah a été arrêté hier à son bureau à Antsahabe. Le Pôle anti-corruption (Pac) d’Antananarivo a poursuivi le traitement de cette affaire.

L’opinion attendait du concret et c’est maintenant chose faite. L’operateur économique Mbola Rajaonah a été arrêté hier par des éléments de la Brigade criminelle d’Anosy où il est placé en garde à vue, tout comme son chauffeur. Selon des sources convergentes, les motifs de cette arrestation sont la suspicion de trafics de bois de rose, fraudes et trafics douaniers, corruption ou encore émission de chèque sans provision. Et ce, faisant suite à un ordre de la justice, par le biais du Pole anti-corruption (Pac), qui avait délivré un mandat «pour enquête, arrestation et défèrement» à l’encontre de «Mbola Tafaray».

Cette arrestation se trouve dans un contexte particulier. Le régime qui avait averti que le temps de l’impunité est révolu, l’a aussitôt traduit en acte. Lors d’une interview, publiée hier dans nos colonnes, en effet, le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Jacques Randrianasolo, a réitéré que le culte de l’impunité n’est plus tolérable. «Nous sommes en train de nous pencher sur le sujet et je veillerai personnellement à ce que cela ne se reproduise plus», avait-il averti.

Affaires sérieuses

Avant Mbola Rajaonah, le baron des bois de rose, Eddy Mamirina, a lui aussi fait l’objet d’une arrestation spectaculaire  à Ivandry. Celui-ci avait fait l’objet de plusieurs interpellations. Ainsi au-delà des arrestations, il semble que ces initiatives visent à concrétiser la lutte contre l’impunité et la corruption, initiée par l’Exécutif.

Force est de préciser au passage, que la tourmente judiciaire de  l’opérateur économique Mbola Rajaonah avait débuté l’année dernière lorsqu’il avait été convoqué par le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) à maintes reprises. Et en novembre 2018, il avait fait l’objet d’une Interdiction de sortie de territoire (IST). Une décision que ses avocats avaient réussi à contester. Sauf que, le traitement des affaires le concernant s’est poursuivi.

 Il semble en outre que cette personnalité endosse de lourdes charges. En effet, lors des perquisitions simultanées menées par les agents du Bianco à son domicile à Ambohimahitsy et son bureau à Antsahabe, le 22 novembre dernier, plusieurs dossiers compromettants auraient été saisis, des dossiers qui ne devraient se trouver qu’entre les mains du Bianco. A titre de rappel, dans un communiqué daté du 25 novembre dernier, le Bianco avait fait savoir qu’il travaille en toute indépendance et traite tous les dossiers en toute objectivité et impartialité, sans aucune autre considération, et continuera de le faire pour l’intérêt de la nation.

 

Rakoto

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique