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Ecole buissonnière du mercredi: croquer la pomme, chaparder de l’oseille ( fric-frac : chic du plaisir, choc du fric)

Aussi loin que remonte la mémoire, de réputation ne serait-ce que de façon allusive, la sexualité se trouve source des actes des humains, jusqu’à exercer une attraction, dite tentation, poussant ceux-ci à braver des interdits. La légende prête à la pomme d’avoir été l’objet du désir auquel n’a su résister la première créature humaine. D’avoir succombé à cette tentation le premier homme a commis Faute. En sanction le fruit défendu lui est resté en travers la gorge, faute ayant valu au genre humain la malédiction d’avoir à travailler pour vivre et de vivre pour avoir à mourir. Au fil du temps la course au profit s’est immiscée pour se mêler à la recherche du plaisir. Durant les siècles précédents, l’appât du profit a pris le pas sur le reste des motivations, parvenant à conditionner la jouissance du bien-être en rapport au niveau de l’avoir. Dans un tel schéma, naturellement la machine s’est emballée, rendant la course folle, conduisant à des dérives sous une pluie de turpitudes en tous genres. La corruption, gangrène du monde, s’est installée dans la pomme, la mondialisation objectif séduisant à ses débuts a viré pour devenir détestable ployant pays et personnes à fournir des efforts dans une sorte de guerre perdue d’avance pour un grand nombre avec et contre un partenaire-ennemi invisible dont on perçoit les brutales morsures de puissantes griffes crochues.

21e siècle, ambiguïté de destin

Le 21e siècle s’est présenté sous les meilleures auspices, un sage dans un rôle de mage flottant sur une mer d’optimisme pour accueillir le siècle a résumé la confiance en une prédiction vouant ce siècle à la spiritualité sous peine de ne pas être, en clair autrement de voir le monde disparaître. D’un côté le ver étant dans le fruit, ne voilà-t-il pas la semence d’une graine menaçante, de quoi lever un mouvement de repentance. Sauvegarder l’avenir de la terre se fait réalité et prend forme d’obligation indispensable. Face au danger une prise de consciente légitime par une majorité de l’opinion internationale se heurte à la résistance irresponsable d’une minorité remuante de puissants négationnistes. Les dispositions adoptée par des gouvernants de divers pays n’égalent pas les mesures estimées nécessaires à minima lors des grands-messes. Simples théâtralisations  qui n’ont d’effets qu’à servir de spectacle pour sensibiliser le public, gesticulations pour cacher l’impuissance des pouvoirs publics à obliger le système des grands pollueurs à réduire de façon énergique le volume de nuisance. Pour les irresponsables décideurs in fine sur la marche du monde tapis dans les coulisses, nul besoin de recourir à des actes de corruption pour convaincre les gouvernants à davantage discourir qu’à agir. Du fonctionnement des pouvoirs étatiques ces forces de l’ombre connaissent les ficelles, nombreux penchent même à penser qu’elles tiennent en mains ces ficelles et les tirent à leur guise.

À côté de la lourde menace de changement des conditions atmosphériques qui à l’évidence se manifestent avec de plus en plus de violence pourriture-corruption prend des dimensions de plus en plus inquiétantes à tous les niveaux et dans tous les secteurs de la société, n’épargnant aucun pays, outrepassant les cloisons entre les idéologies dominantes. Trop c’est trop ! L’idée de procéder à un assainissement se fait obligation, lève un vent d’épuration, dévoile des scandales. Le souffle met même à nu des dirigeants au sommet du pouvoir dans des pays dont le système permettait de les croire à l’abri d’ene contamination par ce mal. Ici des grands chefs soupçonnés de collusion avec des puissances ennemies, là des hauts responsables épinglés suspectés d’avoir recouru à des financements douteux, à autre endroit carrières brisées suite à des révélations sur des comportements coupables d’un rapport immodéré avec l’argent… Malgré l’étendue du mal que peuvent cacher ces icebergs, c’est l’Afrique que l’on coiffe de la couronne : plus qu’à être un continent, l’Afrique serait un océan de corruption. Madagascar embarqué dans le bateau se trouve pris dans la houle, situation délicate que les responsables de la diplomatie du pays contradictoirement tentent d’exploiter pour inverser la vapeur.

De l’ombre à la lumière

Dix ans auparavant l’Union Africaine en tête la communauté internationale a mis Madagascar au ban des nations, sanctionnant de ce bonnet d’âne un mauvais élève pour indiscipline en rapport aux règles de la démocratie. Aujourd’hui le Président Andry Rajoelina débarque au 32e Sommet de l’U.A. tout auréolé de sa victoire à une élection qui s’impose référence à tous les participants de cette noble assemblée. Les stratèges de la politique étrangère malgache ne pouvaient laisser passer pareille opportunité sans avancer la position du pays sur l’échiquier international. Le rôle de devoir plaider cette cause a échu naturellement au ministre des Affaires Étrangères. L’objectif établi consistait à frapper là où on fait le plus impression, entre la protection de l’environnement et la lutte contre la corruption, la diplomatie malgache a opté de mener l’opération sur le terrain de la lutte contre la corruption.

Rompu à l’art des négociations le Ministre Naina Andriantsitohaina n’a pas raté de gagner sa première bataille. D’avoir retourné l’assemblée de ses pairs à la cause qu’il défendait, il a facilité l’accession de J.L. Andriamifidy D.G du Bianco au sein du Comité Consultatif de la Lutte anti-corruption, suite au retrait du concurrent Kenyan. Le point marqué vaut message : la détermination de mener une lutte énergique chez soi. Argument important pour convaincre les investisseurs, à la fois engagement exerceant pression sur les responsables intérieurs. La reconnaissance par les pairs des efforts entrepris pour mener ce combat ne vaut pas nécessairement notation d’excellence. L’état des lieux dans le domaine de la corruption comme en bien d’autres laisse place à réaliser bien des progrès au prix d’une constance d’efforts bien orientés avant de pouvoir espérer l’obtention d’une satisfaction. La victoire obtenue à l’extérieur vaut à l’interne mention d’encouragement à devoir faire davantage pour pouvoir réussir mieux.

Léo Raz

 

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