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Madagascar il y a 100 ans: la Conférence économique (12)

(Suite.)

3° – Droit de recherche par les Agents européens de l’Administration des vagabonds pouvant se trouver sur toutes les exploitations, quel que soit l’employeur.

4° – Réglementation du contrat de travail avec sanction civile ou pénale pour l’employeur ou l’employé en cas de rupture non justifiée.

L’amendement suivant est adopté à l’unanimité : si les employés ou les travailleurs ne veulent pas faire usage d’un contrat de travail écrit, il paraît nécessaire d’exiger que l’indigène employé soit astreint à un préavis d’un mois avant de quitter son employeur et réciproquement.

La séance est levée à 17 heures 30 et renvoyée au lundi 20 janvier à 8 heures.

Séance de clôture

La séance de clôture de la Conférence Économique sous la présidence de M. le Gouverneur Général a eu lieu le 1er février.

Nous allons donc bientôt nous mettre à l’œuvre.

Construire nos chemins de fer, et nos routes, creuser nos ports, irriguer nos steppes, drainer nos marais, augmenter nos surfaces cultivées, préserver et aménager nos forêts, développer notre cheptel, rechercher et exploiter nos richesses minières, améliorer nos transports maritimes, associant d’une manière de jour en jour plus étroite les indigènes à nos travaux pour lesquels ils sont devenus nos collaborateurs nécessaires.

Pour tout cela il faut des capitaux, et c’est seulement par un emprunt que nous pourrons voir exécuter ces indispensables travaux publics dont Madagascar a si grand besoin.

Contrainte de compter sur ses seules disponibilités, la Colonie ne peut compléter que lentement son outillage économique. En matière de mise en valeur, comme en matière de conquête, d’occupation et de pacification, la politique des petits paquets ne donne que des mécomptes et des surprises désagréables. Il vaut mieux recevoir 2 millions en une seule fois, que vingt versements de 100 000.

Une puissance coloniale, l’Angleterre, a bien compris les inconvénients de cette déplorable méthode, et, elle s’est toujours montrée partisane déterminée de la politique des emprunts.

En France, un emprunt colonial est par principe une gosse question qui traîne longtemps avant d’aboutir, quand elle aboutit.

 

(À suivre.)

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

 

 

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