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Ampamarinana – évacuation suspendue: des familles mettent des conditions

Ampamarinana – évacuation suspendue: des familles mettent des conditions

Face aux exigences des familles qui refusent de quitter leurs habitations, situées en pleine zone à risques de glissement de terrains et d’éboulement de rochers (Ampamarinana et Tsimialonjafy), leur évacuation d’urgence a été suspendue temporairement hier, de source auprès du BNGRC.

Malgré les risques encourus et l’évacuation d’urgence des ménages concernés, plusieurs familles ne comptent pas se plier à cette mesure et mettent avant tout des conditions tout en formulant des exigences. Du coup, le BNGRC n’a guère le choix que de suspendre provisoirement leur déplacement vers les sites d’hébergement prévus, au village Voara et Ambohidratrimo.

A entendre les exigences formulées par ces familles, autant dire que la liste est longue. En fait, plusieurs points restent flous car malgré la mise en place des balisages qui restent d’après eux sans suivi, plusieurs ne savent plus si elles figurent sur la liste des personnes à évacuer ou non.

D’ailleurs sur les lieux, la population a déjà enlevé les balisages qui limitent les périmètres à évacuer. Des rumeurs courent même selon lesquelles, ces zones une fois inoccupées, seraient transformées en parc.

Pour combien de temps ?

Telle est la question posée par les habitants d’Ampamarinanana et de Tsimialonhafy qui attendent une réponse précise et claire. «Pour combien de temps devra-t-on rester dans les centres d’hébergement ?», s’est interrogé un père de famille.  Et d’ajouter, «Quelles sont les garanties proposées par l’Etat ou le BNGRC en cas de perte de nos biens car nous ne pouvons tout emporter!».

Dans ce sens, beaucoup de familles se demandent si l’Etat va payer des indemnités de relocation. Certaines avancent même une facilitation de procédures d’acquisition des terrains. Tout cela fait que la population dans cette localité est inquiète quant à son avenir. Et en dépit des risques réels, les habitants situés en contrebas d’Ampamarinana, c’est-à-dire, à partir du 2e et du 3e plan, sous-estiment même le niveau de danger et tentent de positiver qu’il n’y a aucun risque.

Les sites d’hébergements désertés

A noter que l’évacuation d’urgence des ménages concernés au village Voara à Andohatapenaka et à Ambohidratrimo a débuté jeudi dernier. Mais à l’heure actuelle, plusieurs d’entre eux ont préféré chercher refuge ailleurs que de résider dans des endroits inappropriés à leur style de vie, selon leurs dires. D’autres n’ont même pas hésité à qualifier ces sites comme des prisons.

Actuellement, seuls deux foyers sont encore au Village d’ Antohatapenaka sur les 33 déplacés. A Ambohidratrimo, deux familles déplacées par le ministère de la Population sont enregistrées.

Solution «explosive »

Certaines avancent même une solution «explosive» au sens littéral du terme comme le déroctage ou le dynamitage des blocs rocheux. Et qu’une fois l’opération terminée et que tous les dangers écartés, ils pourront rejoindre leurs domiciles. Jusqu’à maintenant, les responsables n’ont jamais envisagé de prendre une telle option.

«Toutes les parties prenantes dans cette évacuation d’urgence sont en pleine réunion, actuellement, afin de trouver les mesures à prendre prochainement», a relevé notre source.

Sera R.

 

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