Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Au pied de la lettre

Au pied de la lettre

Dès sa prise de fonction en tant que chef de l’Etat malgache, Andry Rajoelina a clamé haut et fort que « personne ne sera désormais au-dessus de la loi ». Quelques temps après, il a élaboré un code de bonne conduite que les membres du gouvernement doivent respecter à la lettre. Sans plus tarder, l’utilisation du gyrophare et la circulation en sens interdit ne font plus partie des « privilèges » accordés aux ministres et à tous les responsables étatiques, sauf aux chefs d’institution.

Comble de l’histoire, des agents administratifs ont encore osé déroger à la règle. Un ministre a alors fait l’objet d’un avertissement verbal et son chauffeur sanctionné. Et récemment encore, un agent d’un ministère qui a outrepassé le code de la circulation, a été réprimandé.

La plaque d’immatriculation rouge n’est pas un passe-droit pour les agents de l’Etat, ni même un avantage. Loin de là et au contraire, elle sert en quelque sorte de balise de contrôle de leur bonne conduite. Après tant d’années de gabegie, le moment est venu que les hauts employés de l’Etat donnent l’exemple tout en assumant les conséquences de leurs actes.

Selon E.D Andriamalala (« Fanagasiana »), « Aucune société ne peut vivre harmonieusement sans foi ni loi ». La paix sociale dépend donc de la volonté de tout un chacun de respecter les normes.

La loi est dure, mais c’est la loi. L’histoire retiendra que quand le régime lui-même enfreigne la règle, il commence à perdre tout crédit et toute confiance vis-à-vis de la population. C’est pourquoi, cette dernière a tendance à croire que la loi n’est jamais faite pour les hommes du pouvoir, qui devaient dorénavant mériter en cas de bavure, non plus une plaque mais une carte rouge.

Lova R

 

Les commentaires sont fermées.