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Le rêve englouti d’une promesse alléchante

Le rêve englouti d’une promesse alléchante

Les dirigeants se font toujours pousser du col devant les bailleurs de fonds et les partenaires technique et financier quand le taux de croissance économique escompté est atteint. C’est toujours presque le cas dans la Grande île depuis des décennies. Alors que de l’autre côté du Palais, de la barrière de la popu…las et la masse des pauvres, ce n’est pas demain la veille. Une poussée économique qui ne satisfait pas, n’a rien d’un changement ni d’un développement pertinent.

Avec 3, 4, voire même 5% de taux de croissance d’un côté et de plus de 7% d’inflation à tendance galopante de l’autre, ce n’est pas la peine de vous faire un dessin d’un régime qui s’enrichit aux dépens du peuple, qui s’appauvrit. C’est une clichée figée qui fait la mauvaise réputation de plusieurs pays du contient africain.

A Madagascar, nul besoin de se référer au classement de la Banque mondiale pour se rendre compte qu’on est parmi les pays les plus pauvres au monde. Il suffit  juste de regarder la réalité en face. Et le contraste est saisissant entre les dirigeants tirés à quatre épingles et les dirigés mal lotis.

La Grande île a atteint son taux de croissance inscrit dans la loi des Finances en 2018. C’est bien d’avoir réussi à réduire les dépenses de l’Etat ou même de supprimer certaines  charges, conformément aux conditions posées par les bailleurs. Un satisfécit pour le régime et une insulte pour la population, qui depuis la deuxième République, reste toujours sur sa faim et  attend à jamais une réelle émergence au bout du tunnel.

Le vrai problème des dirigeants qui se sont succédé, y compris les nominés, est qu’une fois au pouvoir, ils ne sont plus à l’écoute de la population. Ces responsables étatiques commencent même à se surestimer tout en sous-estimant l’opinion publique. Pire encore, les  Malgaches qui ne demandent pas la lune même si on les promet tout le temps monts et merveilles, sont toujours dans la dèche au pays de cocagne.

Andry Rabeson

 

 

 

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