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7 FEVRIER 2009-7 FEVRIER 2019: une commémoration particulière

7 FEVRIER 2009-7 FEVRIER 2019: une commémoration particulière

La commémoration de la tuerie du 7 février 2009 à Ambohitsorohitra aura une connotation particulière. Elle est marquée par le retour au pouvoir en tant que président élu d’Andry Rajoelina.

Dix ans, jour pour jour, après le massacre du 7 février 2009, la flamme du patriotisme renaîtra de nouveau à Ambohitsorohitra, ce jour. Et, cela pourra être le principal message fort des ténors du régime, à l’occasion de cette commémoration.

Selon les informations fournies, en effet, il a été prévu que les responsables étatiques, conduits par le président de la République Andry Rajoelina, prévoient de déposer des gerbes sur les lieux avant de rallier le palais d’Ambohitsorohitra pour un culte en l’honneur des victimes du 7 février 2009.

Une journée chargée d’émotion pour les martyrs et leurs familles et un moment crucial pour les partisans du maire de la capitale de l’époque. L’événement du 7 février a précipité  la chute de l’ancien président, Marc Ravalomanana, en 2009.

Des morts et des blessés

Tout avait commencé dans la matinée du 7 février lorsque la foule avait scandé sur la place du 13 mai que le palais d’Ambohitsirohitra devait-être attribué au Premier ministre de l’époque. Déterminés à changer le cours de l’histoire, en partant d’Analakely, des milliers de Malgaches avaient alors entamé une grande marche vers le palais d’Ambohitsorohitra.

Mais une fois arrivés sur les lieux, les manifestants étaient attendus de pied ferme par des militaires lourdement armés. Et malgré les négociations avec les gardes du Palais, les partisans d’Andry Rajoelina qui voulaient aller à la rencontre de  Marc Ravalomanana, se sont vu refuser l’accès au Palais.

Une discussion sous haute tension entre les manifestants et les forces de l’ordre, s’était déroulée. Et alors que les négociations étaient en cours, des tirs à balles réelles en provenance du palais visaient carrément les manifestants. 37 personnes ont trouvé la mort, 175 autres blessées. La tuerie du 7 février.

En suspens

Par ailleurs, plusieurs personnalités impliquées dans cette affaire ont été traduites devant la justice. C’est le cas notamment d’un proche de l’ancien président Marc Ravalomanana, en la personne de Ralitera Andrianandraina, ancien directeur de la Haute cour constitutionnelle (HCC) qui avait écopé de deux ans d’emprisonnement avec sursis, tout comme le commissaire Mbinintsoa Rakotovao. Leur compte bancaire avait aussi été bloqué.

Du reste, lors d’un procès tenu en août 2010, l’ancien Chef de l’Etat, Marc Ravalomanana, avait été reconnu coupable de meurtre et complicité de meurtre et condamné par contumace à une peine de travaux forcés à perpétuité. Une affaire qui reste encore en suspens jusqu’à ce jour.

Quoi qu’il en soit, durant ces cinq dernières années, le HVM a jeté aux oubliettes la date du 7 février. L’ancien régime qui voulait se démarquer du Mapar, a choisi de ne pas se souvenir de ce massacre. Au contraire, il a profité des divergences de point de vue au sein de l’Association des victimes du 7 février (AV7) pour marquer sa présence. C’est ainsi qu’il n’y avait jamais presque plus de commémoration commune.

Ce qui n’empêche pas pour autant les partisans de l’ancien Président de la Transition Andry Rajoelina de commémorer cette journée, chaque année, en procédant à un dépôt de gerbes.

Cette fois, à la lecture des derniers événements, notamment le retour de l’ancien homme fort de la Transition au pouvoir, la commémoration de cette tragédie fait de nouveau renaître un sursaut patriotique.

J.P

 

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