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Chronique: À période transitoire règles particulières

Le temps de rentrer l’appareil étatique dans son fonctionnement normal, les forces nouvelles au pouvoir ont profité pour dicter leur loi : avis de quelques critiques. Les faits étant ce qu’ils sont, les commentaires sont libres. C’est pourtant seulement lors du bilan que les jugements trouveraient meilleure chance à mériter meilleure considération en adossant des conclusions sur des constats, à ce moment-là les gouvernants n’auront plus le loisir de se défausser de leur responsabilité en accusant un état catastrophique hérité de leurs prédécesseurs pour justifier un bide éventuel de leur propre bilan. En compensation il n’est que juste que dès la prise de pouvoir qu’ils se préoccupent de l’état des lieux et entreprennent des initiatives afin de redresser le cadre du fonctionnement. Un manque de cohérence dans la gestion de l’état dont on ne saurait à raison charger le pouvoir actuel, a conduit à la précipitation d’avoir dû quelque peu avancer la date de la présidentielle à la fois qu’à une négligence de n’avoir tenu à temps l’organisation des législatives : cause de la situation actuelle que d’aucuns qualifient de vide institutionnel.

Ces conséquences trouvent source à une époque (avril-mai 2018) où l’exercice de la démocratie a débordé du système basé sur le principe de la représentation (au sein des institutions) pour verser dans la pratique d’une sorte de démocratie directe (celle des rues). Une fois le vin tiré il faut le boire jusqu’à la lie. On répartit les rôles le temps de mettre les choses d’aplomb : la distribution des bottes étant opérée, reste à chacun de se tenir droit dans les siennes.

Même si par souci de tempérance il n’y a pas lieu ici de juger du passé, la nécessité d’une saine curiosité en jetant un œil sur l’état des lieux, risque toutefois de trouver à égratigner au passage des «chargés de responsabilités» qui ont négligé la part qui leur incombait.

Il est trot tôt pour que le temps soit venu de faire le bilan de l’action alors que le Président de la République commence à peine à assainir le cadre dans lequel il entend l’entreprendre, ses opposants se chargent suffisamment de flétrir à l’avance les éventuels résultats, et ainsi mieux faire l’article de leur proposition. Il n’est que naturel que les membres les plus sévères des opposants estiment trop large l’habit que s’est taillé le Président Rajoelina pour cette période transitoire qui ne s’achève qu’au lendemain de la mise en place d’une nouvelle législature à l’Assemblée Nationale. Question d’appréciation ! Autant qu’à propos de la sortie de la législature qui signe avant de disparaître son dernier acte dans la veine d’une continuité de vanité de l’avis de certains ou comme un rachat en rémission d’un penchant vers d’habituelles dérives de vénalité selon des appréciations à l’opposé. De longue date les députés ne bénéficient pas d’une bonne presse dans l’opinion, mais lors de ce dernier mandat le public a éprouvé le sentiment que certains d’entre les députés ont franchi les limites non seulement de la correction mais celles des incorrections jusqu’à mériter davantage qu’une simple correctionnelle.

Une telle réputation nécessite redressement, si la question relève avant tout de l’état d’esprit, commencer par réajuster les costumes des députés en assainissant les conditions de l’élection qui les habille de légalité et de légitimité dans leur rôle ne serait pas inutile. Pour légiférer à très grande vitesse à cette fin le Président disposant du pouvoir de légiférer en a les moyens, de surcroît le faisant il convainc le public de sa volonté à assainir sans faire d’état d’âme et à laver plus blanc sans autre objectif que de nettoyer pour que disparaissent verrues et autres traces de différentes tares.

De leur côté ces messieurs-dames les sénateurs que l’on dit en congé voire au chômage technique le temps de régler les problèmes de l’Assemblée Nationale, trouvent du temps pour reprendre leurs esprits pour faire le plein des sagesse dont on leur présume la possession, sagesse remuée et secouée dans tous les sens par les épreuves subies ces derniers moments. En premier lieu voilà rassurés les sénateurs désignés par le Chef de l’État en poste au moment de leur nomination, en l’occurrence Hery Rajaonarimampianina, ils seront maintenus dans leur fonction jusqu’à expiration de leur mandat, la durée de celui-ci n’étant pas lié au sort de celui qui les a nommés, avis en contradiction de l’oukase édité par Marc Ravalomanana en son temps pour renvoyer les sénateurs désignés par Didier Ratsiraka. Ainsi a statué la HCC à laquelle le Président du Sénat a demandé un avis. Initiative que l’on peut estimée politiquement maladroite. Leader du HVM, par nature adversaire du pouvoir actuel, Rivo Rakotovao a pourtant de la sorte servi sur plateau, et à la HCC l’occasion de confirmer sa nouvelle virginité, et au Président Rajoelina l’opportunité de faire la démonstration d’une disposition à se soumettre à la loi à la fois que de sa ferme détermination à faire régner celle-ci. Exemple qui contribuera d’argument pour taire les aboiements alors que la caravane trace la route sans encombre de balises.

 

Léo Raz

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