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Chronique: États généreux et état préoccupé de bienveillance pour la population

La générosité ne constitue pas un moteur d’action dans les relations entre états, même si en certaines circonstances, particulièrement en cas de détresse humanitaire, une bienveillance sans contre-partie préside à des gestes entre pays amis. Par essence chaque état a vocation de défendre les intérêts de son peuple, l’intérêt se manifestant même par une recherche active de profit. Dans la ligne de défendre les intérêts du pays s’inscrit la politique étrangère de chaque état. Ces considérations ne conduisent pas nécessairement à entretenir un doute constant sur les comportements des alliés et partenaires, au contraire incitent à tisser des liens d’amitié et de confiance, même si ces considérations font appel à une vigilance sans répit d’une préoccupation concernant les intérêts de la nation.

Chaque état trouve mission de générosité seulement à l’endroit de la population du pays, parfois cette charge se présente plus lourde que l’état ne dispose de moyens pour répondre à ce devoir, pire plus le pays est pauvre plus nombreux sont les risques de situation qui pose pareil dilemme.

Il appartient alors aux gouvernants de hiérarchiser les priorités et de convaincre les populations sur le bien-fondé du classement qu’ils ont établi, alors même que les urgences se frottent constamment aux priorités, menaçant de bousculer le calendrier des interventions et de bouleverser la programmation des chantiers. La lutte contre la pauvreté illustre ce combat à mener sur deux fronts voire même sur plusieurs. L’objectif d’éradication de la pauvreté  nécessite de déployer des efforts sans relâche sur un parcours qui s’annonce long, alors que les secours à apporter aux pauvres n’attendent pas, réclamant des interventions immédiates quasi quotidiennement. La répartition des responsabilités entre divers ministères (en l’occurrence celui chargé de l’économie, ceux en charge des infrastructures en général, celui affecté au chevet de la population,…) exprime la stratégie adoptée pour entreprendre les tâches.

 Le resserrement du nombre des ministères lors de la formation du gouvernement actuel signifie en premier souci la volonté de restreindre les charges de gouvernance pour libérer des moyens supplémentaires au profit du financement destiné à des interventions d’ordre humanitaire. Message fort à destination de la population en signe de la détermination d’Andry Rajoelina qui entend donner ainsi plus de dynamisme à un exécutif restreint pour mener à bien l’action de sa politique, à la fois que gérer les finances publiques dans l’état d’esprit d’un BPF.

 

Léo Raz

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