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Zébus et viandes: les exportations interdites

Zébus et viandes: les exportations interdites

Toute exportation de viande de zébus et de zébus sur pied est interdite. Le décret y afférant a été adopté en Conseil des ministres du 31 janvier dernier au titre du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pèche.

Le cheptel bovin malgache compte huit millions de têtes, selon les derniers chiffres de ce département ministériel publié l’année dernière. Une réalité qui mérite une attention particulière puisqu’auparavant, ce cheptel devait représenter deux têtes pour chaque habitant. En fait, le pays comptait 23 millions de têtes au début des années 80, ce qui ne laisse apparemment pas le choix à l’Etat que de restreindre les exportations.

Avant cette décision, l’exportation de viande demandait des conditions et des normes sanitaires de pointe, accompagnées d’un système de ranching, tandis que l’exportation de zébus sur pied était interdite. Ces mesures ont certes été prises dans la finalité de préserver la race bovine malgache.

D’autres mesures restrictives devraient notamment appuyer cette politique de préservation. Le président de la République a d’ailleurs inscrit dans ses plans de développement le suivi du cheptel par la mise en place du système de puces électroniques. A cela s’ajoute, entre autres, l’interdiction de vente et d’abattage des veaux et des vaches.

Les restrictions

Quoi qu’il en soit, une exportation massive a certainement une répercussion, pas forcément positive, sur le marché local. De fil en aiguille, cela pourrait nuire au cheptel bovin malgache, déjà menacé d’extinction, depuis quelques années. A cela s’ajoute la question d’insécurité liée au phénomène de dahalo.

La demande ne cessera d’accroître, alors que la multiplication de l’espèce reste un défi de taille. L’échéance de trois ans d’élevage avant l’abattage de l’animal, doit également être respectée. Comme prévention, l’Etat malgache devra faire preuve de rigueur.

Arh.

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