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Pluie torrentielle: 12 morts dans des éboulements

Pluie torrentielle: 12 morts dans des éboulements

Un week-end noir. Des glissements de terrain ont enseveli 18 personnes, la conséquence d’une pluie torrentielle de ce samedi dans la capitale.

Hécatombe. Deux cas d’éboulement se sont produits dans la nuit de samedi à dimanche dans la capitale. Le premier s’est produit à Andoharano Tsimbazaza. L’effondrement d’un mur de soutènement a causé la mort de 3 personnes. Le deuxième qui s’est produit en contrebas de l’escalier «416 Razafindrazay», menant de Mahamasina vers Andohalo, a causé l’effondrement de 5 maisons. «L’incident s’est produit aux environs de 20 h suite à l’affaissement d’un portail d’une maison, créant par la suite une avalanche», selon les Sapeurs-pompiers de Tsaralalana. Depuis le début du drame, ces derniers ont travaillé sans relâche avec les éléments du Corps de la protection civile dans leur démarche de sauvetage.

D’après le dernier bilan des Sapeurs-pompiers, 18 personnes ont été ensevelies à Andohalo. Jusqu’à 13h, hier, 12 ont pu être extraites des décombres. 9 d’entre elles ont trouvé la mort, tandis que 3 ont eu la vie sauve. Quant aux 6 victimes restantes, elles font toujours l’objet d’une recherche jusqu’à l’heure où nous mettions sous presse.

Après une descente du Premier ministre sur les lieux juste après le sinistre, une délégation du ministère de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers, conduite par la ministre Christine Razanamahasoa, a présenté ses condoléances aux familles des victimes d’Andohalo. Aussi, le ministère a fait don de sacs de riz et d’ustensiles pour les sinistrés. D’après la ministre, une solution pérenne devrait être apportée à ces derniers qui sont actuellement hébergés à l’INFP Mahamasina.

Zone rouge

Cette partie de la Haute ville a été classée zone rouge par le BNGRC il y a belle lurette, les études concernant l’état des rochers sur les lieux étant menées depuis 2015. «Tant qu’il y a de la pluie, cette zone reste toujours un endroit à risque», a souligné le Dr Lala Andriamirado, un technicien du BNGRC.

«L’infiltration élevée d’eau peut provoquer un glissement de terrain à tout moment. Combinée à une grande chaleur, elle peut aussi provoquer la scissure des roches dans cette zone. Et après, il suffit d’un microséisme, comme le grondement du tonnerre, pour provoquer le détachement d’un roc», a-t-il expliqué. Comme c’était le cas de l’éboulement d’Ambanin’Ampamarinana en février 2018, ayant tué 7 personnes et blessé 8 autres.

A cette situation s’ajoute l’accentuation de l’urbanisation et des constructions illicites, constituant ainsi un surpoids dans cette zone qui est déjà en forte pente. Pour le BNGRC, l’alerte rouge est ainsi plus que jamais maintenue pour la Haute ville et ses environs.

Sera R.

 

 

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