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Pérégrinations hebdomadaires: À événement exceptionnel Idées pêle-mêle

L’avènement d’un nouveau Président de la République ne saurait laisser indifférent ni les nationaux, ni les résidents, ni la communauté internationale. Tous nous sommes concernés, à commencer par le premier intéressé en l’occurrence Andry Rajoelina. En ce jour où il prend officiellement ses fonctions au cours de la cérémonie d’investiture, tout en lui adressant les félicitations, égoïstement au fond de son âme chacun lui souhaite pleine réussite pour mener l’action à la hauteur du projet tel qu’il l’a présenté. Une réussite en effet n’indifférerait personne, ses conséquences auront des répercussions sur le quotidien de chacun. Alors comme en rêve dont on ne maîtrise pas le développement, dans la tête se bousculent de folles idées sans ordre ni logique. En ce jour qui sort de l’ordinaire, il n’y a pas tort à laisser vagabonder la fantaisie, avec l’ivresse de prendre l’air à défaut de prendre de la hauteur dans un monde encore scotché à la médiocrité, sans courir pour autant le risque de se faire poursuivre et rattraper par un rappel à l’ordre.

Une période à tiroirs

À peine installé dans ses meubles le nouveau Président pense sans doute déjà aux possibilités de renouvellement de son mandat. Des sautes d’humeur de la population et des poussées de fièvre des foules il en sait la température, autant de l’évolution du peuple par l’acquisition d’une maturité il en a pris la mesure. Il n’y a pas que le Président à avoir pensé à l’échéance de 2024, bien d’acteurs et d’observateurs font preuve de perspicacité pour imaginer un bail de 10 ans. A priori envisager cette hypothèse peut servir d’aiguillon, sachant le peuple plus adulte aguerri à l’épreuve des sacrifices et des difficultés, le Président est convaincu que dans cinq ans les électeurs se prononceront en sa faveur ou contre lui seulement à partir des résultats estimés en premier lieu à l’aune du riz dans les assiettes et de la satisfaction suite à une sécurité retrouvée. Les artifices et autres mesures superficielles, les uns et les autres destinés à contenter dans le présent, ne produiront plus les effets escomptés dans les urnes. L’horizon 2024 poussera les concurrents non seulement à mieux préparer leçons et devoirs mais aussi à savoir gendarmer leur conduite. Une ambiance studieuse à la fois que disciplinée, un changement délirant tel qu’on n’aurait osé le formuler. Au départ d’un mandat on en voit déjà le terme pour projeter sur la période suivante. S’il arrive à rempiler c’est qu’il aura rempli une partie de son contrat. Sa réussite signifie une réalisation au bénéfice du pays. Constat amer pour les opposants, toutefois il leur reste la possibilité de convaincre les électeurs qu’avec eux au pouvoir les résultats auraient été plus probants encore. Une bataille de communications ! Plouf ! Voilà que l’on plonge dans un monde empli de contradictions.

Le moment pour les médias de faire peau neuve

Dans le pays comme presque partout dans le monde, les médias n’ont jamais été autant vilipendés, souvent réputés d’être à la botte des puissances financières et politiques, partout accusés de ne véhiculer que mensonges et infox au service d’intérêts partisans. Pourtant malgré ce désamour consommé, les médias exercent toujours  une bonne influence contribuant à façonner les opinions. La question de survie des médias ne se pose pas dans la généralité. Dans les détails, les difficultés étant ce qu’elles sont, une sélection naturelle menace d’élimination à partir des critères de charme . Chaque organe marqué du sceau de son a.d.n. devra exercer ses talents en franchissant un palier pour répondre à l’exigence du public toujours à la recherche d’un mieux en même temps exigeant des délais de plus en plus rapides. Si les fondamentaux immuables demeurent plus que jamais indispensables pour émerger du lot, l’esprit du public formaté par la technologie réclame des formules codées de modernité, recette agique pour rendre l’organe «sexy» attractif, en clair au goût de l’époque.  A la base on trouve toujours les mêmes principes, l’exigence d’une rigueur à rapporter les faits, la liberté à les commenter. Concernant le reportage des faits (divers), événements, on dit l’inutilité de rapporter l’arrivée d’un train à l’heure, à l’opposé le retard par rapport à l’heure annoncée fait info. Quand on passe au commentaire s’agissant des affaires publiques le propos diffère. Si partisane ou militante que soit la ligne d’un organe de média, inconditionnelle et trop appuyée soit pour soutenir soit pour attaquer, elle ne prêche que pour les fidèles de sa chapelle, hypothèque toute chance de partager avis et idées avec d’autres, réduit à zéro les possibilités de capter la sympathie de nouveaux lecteurs ou auditeurs. Alors que s’agissant des affaires publiques, la population en grand nombre est en attente d’infos capables de passer pour avoir été frappées au coin de l’objectivité, du fait que l’organe s’en est fait la réputation en donnant l’impression de faire bonne mesure entre les infos coups d’éclat et les nouvelles coups de grisou, les unes illuminant les autres noircissant, sans choix préconçu à propos des cibles. Le secret se trouve évidemment dans l’art de faire mouche sans l’air d’y toucher. Des circonstances les médias ont la chance de réussir rapidement leur mue, profitant du flottement dans lequel se trouve le parlement, d’un côté la représentation du peuple de l’autre la représentation de la sagesse.

Qui va piano va sano

Andry Rajoelina a esquissé le choix vers lequel il penche, un parlement monocamérale, ce qui suppose l’enterrement du Sénat. Les arguments en faveur ou à l’opposé de ce schéma se valent et ce n’est pas ici qu’on peut trancher le différend. On ne pense pas que la procédure pour l’adoption de cette décision sera pas mise en branle de si tôt, il ne s’agit pas d’une priorité de première nécessité d’autant que la question gagnerait à faire l’objet de débat. Pareillement le Président marquerait déja les esprits à prendre une ordonnance disposant d’un report de la tenue des législatives, se donnant les chances de réaliser une amélioration des conditions des élections. Signal fort annonçant désormais d’exigence la rectitude, état d’esprit moteur de l’action.

Léo Raz

 

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