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« Mampiteny ny moana »

« Mampiteny ny moana »

«Mampiteny ny moana». Quand une situation dépasse l’entendement, le seuil de la tolérance générale, et est allée à l’encontre des bonnes mœurs, les Malgaches utilisent cette expression. En un sens, même le muet indigné arrive à dire le fond de sa pensée. Pour les automobilistes et les usagers des routes, le mauvais état des chaussées, au menu au quotidien, est « Mapiteny ny moana ».

Le terme « A chaque saison des pluies » est devenu usuel pour annoncer un événement répétitif, ou une circonstance déjà vécue, des faits de société du déjà vu, comme les risques d’éboulement des rochers, d’effondrement des maisons, d’inondations… les embouteillages. Mais, « A chaque saison des pluies », également, les nids de poule poussent comme des champignons dans la capitale.

Et, là on est en plein dedans. Sans faire même une centaine de mètres, on est confronté à des creux un peu partout et qui s’élargissent de jour en jour, à tel point qu’il y a des tronçons impraticables au sens propre du terme à Antananarivo. La nuit, il faut être très vigilent au volant et le jour, il faut s’attendre à des embouteillages monstres.

L’année prochaine à la même saison, ce sera encore le cas si la CUA et le ministère des Travaux publics se renvoient encore et toujours la balle quand il s’agit d’entretien et de réfection des routes de la capitale. Hier encore, la mairie d’Antananarivo a précisé que les grosses œuvres sont du ressort du ministère de tutelle et sa contribution se limite à boucher les trous avec du tip top, qui ne résistent même pas à quelques averses.

On est maintenant à l’aube d’un nouveau régime. Pour dire que cette forme de gouvernance qui n’a rien apporté de bon aux habitants de la capitale, est à revoir au nom de l’intérêt général de la population.

Maintenant, la dégradation des routes, non seulement dans la province d’Antananarivo, mais dans tout Madagascar, a sa saison. Elle est attendue à partir du mois de décembre et atteint son paroxysme au début de janvier jusqu’en février.  C’est-à-dire en pleine période pluviale et des cyclones.

Andry Rabeson

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