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Jaonina mamitiana : Rajoelina pourrait être le symbole d’un vrai nouveau départ

Ministre pendant le régime de Transition de Andry Rajoelina, Jaona Mamitiana est resté  depuis dans son domaine de prédilection qui est le département de l’agriculture. Membre de l’élite intellectuelle, il a toujours  ses mots à dire à chaque événement important dans ce pays.Cet ingénieur de l’Agriculture prône la participation active des cadres et intellectuels dans la vie politique. Si les intellectuels refusent de faire de la politique, ce sont les autres qui prennent les décisions à leur place et les résultats sont là actuellement fait-il toujours remarquer. En ce qui concerne l’actualité dominante du moment présent, il croit  au futur avec le nouveau Président  de la République et samedi sera une véritable page tournée de l’Histoire et un nouveau départ pour Madagascar. INTERVIEW

QUESTION : Vous êtes membre d’un cercle de réflexion qui regroupe des techniciens  de très haut vol et des experts des différents domaines de la vie nationale. Votre intervention dans une station audiovisuelle entre les deux tours de l’élection présidentielle s’apparente à des véritables déclarations politiques. S’agit-il d’un amalgame voulu ?

JAONINA MAMITIANA : Le cloisonnement étanche entre différents domaines de la vie nationale comporte toujours des risques dangereux .Depuis toujours, les cadres et les techniciens n’entrent dans les activités politiques que lorsqu’ils sont contraints de le faire de par leur fonction et responsabilité au sommet de la structure pyramidale de l’Etat. En agissant ainsi, ils ont complètement oublié que la gestion d’un Etat est éminemment politique. C’est seulement lorsque tout est en dérive qu’il existe finalement une prise de conscience collective au sein des cadres et intellectuels. En fait, ce sont les cadres,les intellectuels  et les experts des différents domaines qui connaissent en détails les problèmes de ce pays et qui peuvent avancer des solutions rationnelles adaptées à chaque objectif et bénéficiaires cibles. Si on s’amuse toujours à dresser un mur entre le monde politique et celui des techniciens et cadres, il n’y aura jamais une convergence pour une synergie réelle vers le développement national.

Notre déclaration lors de notre intervention dans une station audiovisuelle que vous évoquez consistait alors à tirer la sonnette d’alarme pour que les cadres, les techniciens, l es experts et les intellectuels de ce pays   s’intéressent aux choses de la politique car c’est à la fois le point de départ de toutes les décisions et la superstructure qui encadre et gère les actions.

QUESTION : Vous avez carrément appelé vos pairs pour voter Andry Rajoelina à l’époque ?

JAONINA MAMITIANA : On ne condamne pas une personne par son option politique. Il y a une certaine logique dans mon option. J’étais Ministre de la Transition et il est très logique que j’ai ce sentiment de proximité d’abord mais surtout son « velirano » m’impressionne. C’est pour la première fois dans notre histoire d’élection présidentielle qu’un candidat ose appeler le peuple à témoin. L’usage du mot velirano dépasse le sens d’un simple contrat mais revêt le sens profond d’un des volets de nos valeurs  ancestrales qui oblige le contractant à ne jamais divaguer d’un iota de ses promesses. Un candidat qui ose faire un velirano devant un peuple est méritant. Derrière ce velirano du Président Rajoelina,  nous espérons renverser la vapeur de cette situation dégradante et l’Etat ira enfin vers les réels besoins de la population.

QUESTION : Exactement, quel pourrait être le vrai déclic de ce renversement de la vapeur espéré depuis des décennies ?

JAONINA MAMITIANA : C’est la capacité du régime de mobiliser à la fois les hommes et les choses. Nous avons toutes les potentialités imaginables dans ce pays béni de Dieu qu’il suffit d’une bonne vision des choses, d’une bonne organisation et d’une volonté politique pour tout changer. Tout doit partir alors de l’équipe au pouvoir et de sa capacité d’asseoir l’autorité de l’Etat, de rassembler l’ensemble de la population autour de la reconstruction nationale car le développement est un mouvement d’ensemble et non  la seule responsabilité du parti au pouvoir. Par contre tout le monde doit accepter qu’un programme de développement d’un  candidat élu devienne sans conteste le programme qui doit rassembler tout le monde  et cette réalité ne doit souffrir d’aucune résistance. Il y aura certainement des débats mais tout doit se faire dans la règle de l’art,  d’où la nécessité absolue d’avoir des élus parlementaires  à la hauteur des attentes du peuple qu’ils représentent  et ce pour en finir avec la dictature de la rue facteur des instabilités politiques chroniques.

QUESTION : Si vous avez à faire des appels à l’endroit des intellectuels, experts, cadres et techniciens de ce pays dans ce contexte particulier de reconstruction nationale avec ce nouveau régime du Président Andry Rajoelina, quelle serait la teneur ?

JAONINA MAMITIANA : Qu’ils s’engagent réellement  dans les œuvres de développement national et se comportent en leader et en guide dans le respect  de l’éthique, de la déontologie et de l’Etat de droit. Si la population active en général constitue la force de développement et le secteur privé en facteur de croissance, les cadres et intellectuels sont les leviers des réformes et  des avancées dans divers domaines. Il faut qu’ils s’engagent pleinement dans leur domaine d’activités respectif. Ils doivent être le partenaire dans le sens  plein  du terme des décideurs politiques mais non seulement dans le statut  d’exécuteur des ordres comme ce qui existait depuis toujours.

QUESTION : Selon vous, Andry Rajoelina pourrait-il être ce Président que tout le monde attend depuis toujours ?

JAONA MAMITIANA :  Pourquoi pas ! Il est jeune, il a des bonnes idées et il doit être libéré des poids de l’histoire qui a fait ses ravages dans les comportements des anciennes équipes qui se sont succédés au pouvoir .Madagascar dans ce tournant décisif a besoin d’un vrai homme d’Etat. D’ailleurs, il bénéficie d’un contexte complètement libéré aussi des vieux spectres des crises postélectorales à l’image de ce processus électoral généralement calme et c’est fondamental pour un  vrai nouveau départ de Madagascar.

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