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Le fond et non la forme

Le fond et non la forme

Et si le plus important est ailleurs. Ni messe, ni Bible. Cette option choisie par la Haute cour constitutionnelle (HCC) dans le cadre de la cérémonie d’investiture, fait l’objet d’un vif débat ces temps-ci, au sein du microcosme sociopolitique. Les discussions s’enflamment sur les réseaux sociaux, au point que certains hauts responsables sont traités de tous les noms.

La motivation de la Haute cour était pourtant sans équivoque, en annonçant qu’il s‘agit d’une cérémonie républicaine. Rien de plus. Le fait est que nous étions habitués d’organiser une messe lors  des cérémonies officielles, depuis quelques temps et que le moindre changement fait l’objet d’une vive polémique.  Alors qu’en réalité, selon les principes républicains formulés par la notion de la laïcité de l’Etat, cela ne devrait pas être le cas.

En réalité, le plus important est ailleurs. Comme l’a fait savoir récemment le président de la HCC, la prestation de serment est loin d’être une simple procédure, mais «il s’agit surtout d’un engagement et nous sommes tous là pour faire le suivi de cet engagement». Dans cette optique, l’usage ou non de la bible ne pourrait être qu’un… détail.

En effet, du latin «sacramatum», la notion de serment signifie rendre sacré. Elle constitue donc l’affirmation solennelle d’une personne à remplir ses devoirs et ses charges. Et c’est là le point important durant la cérémonie de prestation de serment. Plutôt que de gloser sur l’existence ou non de la bible ce samedi, le plus important sera de ce qu’il faut retenir du discours du nouveau Président de la République lors de sa prestation de serment.

Sous d’autres cieux, chacun a son style. Si les présidents américains posent leur main gauche sur la Bible depuis plus de deux siècles, c’est uniquement par mimétisme. En 2013, Barack Obama  a opté pour deux bibles: l’une ayant appartenu à Martin Luther King et l’autre à Abraham Lincoln.

Tandis que John Quincy Adams, sixième président des États-Unis, en 1825, avait opté pour un livre de droit. En France, le président élu ne prête nullement serment. Il prononce simplement un discours lors de son investiture.

J.P

 

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