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Pérégrinations hebdomadaires; plus et mieux: exorciser des vieux démons, renouer avec la tradition

L’issue de l’élection a défait les pronostics alarmistes, réussissant plus et mieux que ne l’annonçaient les prévisions les plus optimistes : la victoire appartient à Andry Rajoelina, le triomphe est au peuple qui fait d’une pierre deux coups . À la fois vaincre les vieux démons exordes de crise, et renouer avec un précepte traditionnel qui légitime loi la voix du «be sy ny maro», basant ainsi les assises du pouvoir sur les fondements d’une démocratie moderne. Une réconciliation du présent avec le passé afin d’allier les chances pour mieux conjuguer le futur.

Triomphe sans débordement

Le triomphe n’a pas été sans péril, la concurrence a été rude, des présages de troubles menaçaient l’issue. Même si ça ne l’a pas été, on ne peut donc parler d’un triomphe sans gloire. Au contraire l’accueil des résultats, sans débordements ni de révolte dans un sens ni d’excès liesses dans l’autre, a fait honneur en même temps au vainqueur et au battu de la compétition, la noblesse exprimée par cette retenue rend hommage et justice au peuple qui s’attendait peut-être à pire tout en espérant secrètement ce mieux. Toutefois ce mieux ne s’arrête pas en si bon chemin, il s’accompagne d’un challenge à poursuivre les efforts pour franchir une barre placée haut, un niveau fixé par le candidat Rajoelina, niveau pour lequel le peuple attend du Président Rajoelina par l’art d’entraîner le pays et la population dans un élan d’efforts. Avant même d’être introduit dans ses fonctions, à peine il a obtenu la confirmation du sacre de sa victoire prononcée par la HCC qu’Andry Rajoelina a tenu à éclaircir les règles, en réaffirmant qu’il entend être le président de tous les Malgaches, ce qui signifie en retour qu’il attend de tous une communion dans les efforts pour réaliser les chantiers destinés à atteindre les objectifs qu’il annoncés. Échange de balles en guise d’échauffement, celle-ci annonçant la venue du temps d’aller chacun au chagrin. Dans l’enthousiasme d’une ambiance festive pour égayer l’ambiance de la campagne électorale souvent on fait l’impasse sur la période d’efforts, de sueur et de sacrifices qui jalonnent nécessairement la route menant à la réussite d’un projet. Aujourd’ hui dans le style qui rappelle la célèbre invite faite par un roi à suivre son panache, l’insistance à rappeler le souhait d’être le président de tous, donne le ton à propos du partage du fardeau. Certes tout n’a pas été explicite jusqu’ici concernant les moyens (financiers, techniques et humains) à mettre en œuvre pour la réussite de ces projets, mais la stratégie semble avoir adopté la méthode homéopathique du «chaque chose à son temps» y compris les informations sur les détails, avec le risque de déplaire aux esprits pinailleurs qui devront s’y adapter s’ils veulent participer de manière positive autre que par une contribution stérile que constitue le seul exercice d’une critique systématiquement négative. Désormais, autre temps autres mœurs !

Interrogation sur les législatives 

À peine remis des émotions provoquées par les péripéties de la présidentielle et les résultats, les acteurs politiques de divers horizons s’activent à préparer les législatives. Cependant faute d’une décision ferme du gouvernement pour convoquer les électeurs aux dates proposées par la CENI, risque est de devoir reporter à plus tard ces élections. Observateurs et politiciens se livrent au jeu des suppositions, imaginant tous les schémas qu’autorise la loi. Sonne bientôt  le délai limite des 90 jours pour convoquer les électeurs avant que n’expire le mandat des députés actuels. À compter de là on se situe dans une période d’exception ce qui requiert des procédures exceptionnelles pour pouvoir légiférer de façon légale. Les pisse-vinaigre qui évoquent le problème, rient jaune en supposant que le Président Rajoelina opterait pour le report de la tenue des législatives et ricanent encore plus en avançant que le Chef de l’État serait alors tenu de recourir à des ordonnances pour légiférer. Ce qui du point de vue de ces gens conduirait la communauté internationale à suspecter de si tôt une inclination à des dérives vers l’autocratie. On peut suspecter de tous les maux et défauts la communauté internationale, sauf à la croire idiote. Personne n’ignore les mœurs politiques en usage actuellement, le public a même tendance à prêter aux politiciens plus de vices qu’ils n’en ont, il n’en reste pas moins que les activités politiques méritent un assainissement énergique par l’adoption de règles qui en encadrent rigoureusement l’exercice. Andry Rajoelina trouve là l’opportunité d’inaugurer son mandat par l’annonce de la couleur (la couleur propre) dont il entend marquer l’action.

Par cette initiative, non seulement en acquérant un vrai prestige il disposera de plus de latitude à prendre des initiatives, mais en prime l’histoire lui saura gré et retiendra d’Andry Rajoelina le président qui a réactivé la rectitude au sein du monde politique et dans le mode de gouvernance.

 

Léo Raz

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