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Filière Tabac: la chaîne de valeur à préserver

Filière Tabac: la chaîne de valeur à préserver

Les opérateurs privés dans l’industrie du tabac ne sont pas contre la nouvelle disposition fiscale prise dans la Loi de finances 2019. Mais les risques sur la chaîne de valeur du tabac à Madagascar, créant une importante valeur ajoutée, sont toutefois à considérer, selon leurs dires.

Francis Rabarijohn, directeur général de l’Imperial Tobacco à Madagascar, a abordé le sujet lors d’une entrevue qui s’est tenue dans les locaux de la société à Ankorondrano, hier.

«Nous assumons l’augmentation de la pression fiscale sur les cigarettes. D’ailleurs, les cigarettes sont de plus en plus fiscalisées partout dans le monde. Mais il faut faire attention à ne pas compromettre la pérennité de la filière tabac à Madagascar».

Avant d’ajouter qu’ «à Madagascar, les cigarettes consommées sont fabriquées à partir de tabac produit par des planteurs malgaches. Ce qui n’est pas le cas dans la majorité des pays du monde où le tabac utilisé est importé ou ce sont les cigarettes elles-mêmes qui sont directement importées».

Valeur ajoutée

En effet, la filière tabac emploie aujourd’hui 1000 planteurs et 22 000 saisonniers dans différentes zones, entre autres, à Mampikony, Miandrivazo, Malaimbandy ou encore dans la région Betsiboka.

«La filière investit depuis 2018 plus de 60 milliards d’ariary dans les nouvelles machines, le renouvellement des équipements, l’achat des fours pour le séchage du tabac…», a poursuivi  Francis  Rabarijohn.

«Cette nouvelle disposition fiscale ne compromet pas la filière tabac à Madagascar. Mais ce qui pourrait poser problème, ce sont les éventuelles importations sauvages ou les importations sous évaluées. Prenons l’exemple de la Chine qui a une très grande capacité de production, elle pourrait proposer des prix très bas. Ce qui n’est pas encore le cas à Madagascar. Mais les risques sont là. Dans la mesure où ces risques sont redoutés, les opérateurs ne manqueront pas de réagir pour préserver cette chaîne de valeur», a par ailleurs tenu à préciser ce membre du secteur privé.

Prix publics conseillés

Concernant les prix des cigarettes, suite à la nouvelle disposition fiscale prise dans la Loi de finances 2019, la nouvelle structure ne devait être appliquée qu’ a partir du 11 janvier 2019.  Seulement, certains marchands ont déjà pris de l’avance en augmentant les prix bien avant cette date.

Les trois principales marques (News, Mélia blonde et Good look) qui représentent 90% de la part de marché des cigarettes, au niveau national, ont connu une hausse de 1,8% à 4,2%. Le prix public conseillé par paquet de la marque News est resté à 1900 ariary, Le prix du paquet de la Mélia blonde est passé de 2750 à 2800 (+1,8%), celui du Good Look, de 3500 ariary à 3650 ariaty (+4,2%).

Seul le prix du paquet de la marque PS, dont la part de vente est très faible, a augmenté de 8%. Ceux de la Mélia bleue et la Gauloise qui sont des marques secondaires ont augmenté de 3 à 8%. Mais il est à préciser que la très grande majorité des cigarettes se vendent par tiges. Les prix sont donc arrondis pour des problèmes de monnaies.

«Il n’y a pas eu d’augmentation de 25% à 40% comme on le dit. Les opérateurs ont préféré absorber une grande partie de cette augmentation des taxes. Les répercussions sur les prix sont minimes», a toutefois soutenu Francis Rabarijohn.

Fiscalité mixte

Pour rappel, une nouvelle disposition fiscale, notamment la fiscalité mixte, est appliquée sur les cigarettes dans la Loi de finances initiale (LFI) 2019. Concrètement, un droit d’accises de 800 ariary par paquet de cigarettes et un droit ad valorem de 33% sur le prix de vente au niveau des grossistes sont effectifs à partir de cette année.

Il s’agit de la disposition initiale présentée par le Gouvernement à l’Assemblée nationale durant la session parlementaire du mois d’octobre. Mais la disposition a fait l’objet d’un amendement au niveau du Sénat. La LFI étant adoptée par voie d’ordonnance, c’est la disposition de fiscalité mixte qui a été retenue.

Concernant  Imperial Tobacco Madagascar, la société a payé 227 milliards de droit d’accises en 2018. Globalement, la société  paie plus de 300 milliards d’ariary de taxe par an.

Riana R.

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