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Dépréciation de l’ariary: les importations sélectives comme alternative

Dépréciation de l’ariary: les importations sélectives comme alternative

La Banque centrale prévoit une dépréciation de l’ariary cette année. D’ailleurs, cette situation est décrite dans la Loi des finances indiquant que la dépréciation se poursuivra en 2019.

Selon l’avis de Rado Ratobisaona, économiste et président du Cercle de réflexion des économistes de Madagascar  (Crem), le pays devrait procéder à des importations sélectives,

“Nous ne devrions plus importer que des biens d’équipements et non plus des biens de consommation. Nous devons ainsi initier une croissance endogène en accordant une importance particulière à l’industrialisation” a-t-il soulevé.

En fait, le creusement continu du déficit de la balance commerciale, la dépendance de Madagascar vis-à-vis des aides extérieures ainsi que la stabilité du dollar américain au niveau  du commerce international, déprécient largement notre monnaie nationale. Et l’impact économique de cette prévision de risque pourrait bien dissuader les investisseurs à entreprendre cette année dans le pays.

 “Toutefois, si nous arrivons à augmenter notre production durant cette période donnée de dépréciation de la monnaie, nous deviendrons compétitif sur le marché international grâce à nos exportations. La détérioration des termes de l’échange peut nous faire gagner en compétitivité. Malheureusement, pour le cas des pays africains comme Madagascar, nous ne pouvons pas multiplier nos pieds de litchi ou de vanille contrairement aux pays industrialisés, comme l’Amérique qui peut produire plus de machines électroniques en une période donnée”, a-t-il expliqué.

Rendement croissant

Certes, les réserves en devises demeurent suffisantes pour couvrir les opérations d’importations du pays. Mais pour cet économiste, on doit davantage s’orienter beaucoup plus vers les biens d’équipements et inciter plutôt les opérateurs économiques à investir dans le secteur de la transformation pour atteindre “une économie d’échelle”. C’est le cas, entre autres, de l’agro-alimentaire.

Ceci pour dire que cette prévision de dépréciation n’est point une opportunité pour l’économie malgache mais pénalise plutôt nos importations. “Si nous voulons inverser la situation, nous devrons augmenter davantage la production nationale (riz, vêtements,…). Si nous sommes obligés d’importer du riz, il faudra limiter le volume, optimiser la production nationale et importer des équipements nécessaires pour booster le développement de la riziculture” a ajouté notre interlocuteur.

Les produits nationaux seront par conséquent plus abordables et moins chers que ceux d’importation et ce, à condition que le “rendement croissant” soit atteint avec une production à grande échelle.

 

Arh.

 

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