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La crise n’était pas écrite

La crise n’était pas écrite

La semaine précédant la proclamation officielle des résultats du deuxième tour, il y a eu des tensions dans l’air. Les manifestations interdites des K 25 sur la place du 13 mai ont davantage envenimé la situation. Car apparemment, les partisans de Marc Ravalomanana n’ont rien perdu de leur esprit frondeur et sont déterminés à jeter de l’huile sur le feu.

Au moment du dernier acte du processus, l’apaisement est menacé, le clan Ravalomanana a accusé la Ceni de complicité de fraude et mis la pression sur la HCC, annonçant un climat de crise postélectorale que tout le monde redoute. Les scénarios de 2002 revenaient tout de suite à l’esprit. C’était une impasse inextricable qui a marqué le début d’une longue traversée de désert pour la population.

Et encore,  après un mandat mouvementé de Hery Rajaonarimampianaina, le bout du tunnel s’éloigne un peu plus. Une autre crise électorale serait désastreuse pour Madagascar et tout le monde, y compris les deux protagonistes, en est conscient. Il faut être à l’écoute du cri de désespoir des Malgaches qui aspirent maintenant plus que jamais, à un vrai développement durable pour une réelle émergence.

C’est pourquoi, les appels au respect des résultats officiels proclamés par les juges constitutionnels, se sont multipliés bien avant le jour fatidique. Toutes les  caméras du monde sont braquées sur la Grande île et notamment sur Marc Ravalomanana. Allait-il aussi contester le verdict officiel et irrévocable de la HCC  et continuer contre vents et marées de braver les interdits sur le parvis de l’hôtel de Ville à Analakely ?

Finalement, cette tournure conspirationniste de l’histoire n’était pas écrite. Marc Ravalomanana a reconnu sa défaite et a félicité le nouveau président, Andry Rajoelina. La démocratie a triomphé à Madagascar, un modèle et une référence en Afrique, contrairement au contexte houleux en RD Congo.

JR.

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