Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Chronique: À la bonne heur

La Haute Cour Constitutionnelle par sa décision dicte la légalité de conférer la charge de Président de la République à Andry Rajoelina, à leur tour les nationaux habités d’un esprit citoyen s’y joignent pour reconnaître à ce dernier la légitimité d’assumer la fonction. Certes il en est sûrement qui ne se plient à cette règle qu’en faisant une gueule de travers, la pilule est amère pour l’électorat adverse, mais élu-adopté ainsi fonctionne la démocratie. Respecter cette règle républicaine mérite mention pour ceux qui militent pour la cause d’idées différentes. Dans l’esprit républicain, reconnaître au nouvel élu sa légitimité équivaut à lui souhaiter et la bienvenue et une réussite de ce qu’il entreprend pour le pays le temps de son mandat. On se trouve en république, le pouvoir relève d’un contrat à durée déterminée passé entre le peuple et l’élu. Selon la constitution, au terme de son mandat l’élu peut prétendre à une reconduction du bail, une seule et pas de façon tacite mais conditionnée par une nouvelle élection. Dans la perspective de ce nouveau ticket grande est la tentation de ne se préoccuper qu’à flatter le peuple dans le sens du poil.

À la bonne heure ! Moment idéal en effet que cette période où lasse des difficultés la population ne demande qu’à en être soulagée. Experte en matière de sacrifices celle-ci ne saurait se tromper pour différencier de la graine semée pour lui remplir le ventre toute sorte de vent servi en simple trompe-faim. Certes elle aurait  tendance à s’impatienter tant on n’a eu cesse de reculer les échéances d’une arrivée en terre promise. Le long de cette route elle a appris à faire des sacrifices. Les chantiers de développement n’ayant été que fictifs, elle a dû apprendre à supporter souffrance et douleur et se contenter à survivre sans  n’avoir eu l’heur ni de suer pour produire ni de cultiver le sens d’efforts indispensables à un réel développement.

De la sueur, de la bonne sueur ! Élémentaire le  réapprentissage auquel devra s’efforçait la population, étape qui se fera ou non  selon l’impulsion qu’en donne le Président. Demander des efforts et exiger de la sueur requiert un vrai courage politique, exercice inévitable pour réussir à honorer sa promesse. Des promesses présidentielles, catégorielles en faveur de tel ou tel groupe ou locales destinées à des seuls endroits ciblés : paroles de campagne ne devant pas faire l’objet d’obligations prioritaires. L’essentielle, l’unique réside en la réalisation d’un environnement privilégiant à tous la possibilité de se mettre au travail pour produire et à chacun d’y trouver un compte équitable.

 

Léo Raz

 

Les commentaires sont fermées.