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Chronique: après le gong clôture du combat, résonne l’heure de vérité

En vérité, le camp du vaincu annoncé  dénie à l’avance à cette «heure de vérité» l’hypothèse d’annoncer la vérité. Par des manifestations de rue les dirigeants et partisans de ce camp ourdissent un procès d’intention à l’encontre de l’institution juge de l’élection, condamnant à priori le verdict de cette juridiction, de la sorte piégeant l’opinion dans un bourbier où entre rumeurs de vérité et affirmations de contre-vérités l’on peine à démêler du faux le vrai. À contre-pied de la méthode de lavage de cerceaux qui consiste à marteler l’enseignement de « prêter foi avec bonhomie » (minoa fotsiny ihany), dans le cas présent la tendance penche davantage à prêter foi à la loi, et bonne ou mauvaise la loi fait loi la décision de la Haute Cour Constitutionnelle. Sauf à éhontément faire preuve de mauvaise foi tous les candidats ne sauraient échapper à la loi à laquelle ils ont souscrit en faisant acte de candidature. En ce jour sera l’heure de vérité : d’une part celle des résultats qui ne prêtent plus à recours, d’autre part celle pour tous de faire obligation de civisme par l’acceptation du verdict déclarant le vainqueur et le battu. Que l’élection soit parvenue ou non à vider de son venin le différend qui oppose les deux protagonistes, les résultats officiels mettent fin à l’épisode, ouvre la période d’un nouveau combat qui renvoie chacun à un rôle, l’un à exercer le pouvoir l’autre à mener une opposition. Le refus de l’un à reconnaître le vainqueur dans la fonction qu’il a obtenue par la volonté des électeurs se disqualifie à assumer l’exercice d’un rôle dont la loi consacre le droit. Si une procédure judiciaire ne conclut pas sur une condamnation le mettant au ban de la société, en outrepassant la règle il situe son action et celle de ses partisans en marge et du droit et de la société. Un suicide politique !

Personne n’irait penser que le vainqueur fort de sa victoire et de s’être hissé au pouvoir s’abaisserait à entreprendre des manœuvres dans le dessein de  neutraliser physiquement (style emprisonnement voire élimination) son rival, toutefois rien ne dit que le meilleur qu’ils se souhaitent mutuellement n’est pas de savoir l’autre dépourvu de toute capacité de nuisance, et que dans le même ordre d’idée celui qui le pourrait ne pousserait pas l’autre à la faute.

En raison des faits du moment, de si viles pensées ne passent plus à l’esprit du vainqueur, malgré les désagréments que pourrait en subir la population, au fond de lui-même il éprouve reconnaissance : « merci pour ces initiatives qui me débarrassent de toi».

 

Léo Raz

 

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