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Pérégrinations hebdomadaires; cesse la noblesse, seule oblige la peur: disparaît la crainte, flotte la m…

Pour que dans l’intérêt de la nation fonctionne comme il se doit l’appareil d’état, souvent une noblesse de l’âme dicte aux responsables l’esprit pour bien le conduire et pour bien se conduire : «noblesse oblige». Arrive que l’âme perd ce ressort d’élévation de l’esprit, alors comme on l’a souvent vu et continue à le constater et à en pâtir, seule la peur vient à obliger. À peine les élections se sont tenues, et encore dans l’attente des résultats définitifs, que les ordures s’amoncellent dans la ville. La peur d’une sanction des électeurs a obligé à sauver au moins les apparences, maintenant qu’ils ont prononcé leur verdict, peuvent tomber des cordes et les torrents d’eau drainer ces saletés au milieu des habitations en dépit de tout souci d’hygiène… Des propos qui ne sont plus à l’ordre du jour pour l’administration de la voirie, disparus de l’agenda de Madame le Maire, épouse de son conseiller spécial, lui-même de son état candidat qualifié pour le second tour de la présidentielle, dans l’instant en attente du prononcé confirmant sa défaite. Défaite ! L’éventualité provoque une sorte de folle peur panique qui remet une couche de plus à l’irresponsabilité, poussant à entreprendre des initiatives venues des tréfonds d’une bassesse d’esprit, enfonçant encore davantage dans la fange.

Danse des ordures sur menaces d’inondations

La météo clémente pour des élections pourtant tenues en période de saison des pluies, s’annonce désormais avec menaces aux endroits sensibles (bas quartiers) en raison des précautions que les responsables ont négligé de prendre, précautions que l’on sait pourtant indispensables pour éviter les catastrophes. Le problème des ordures dont l’enlèvement a ralenti au lendemain des élections pourrait n’être que d’importance secondaire quoique cause aggravante de la situation qui s’annonce. Malgré une abondance, les pluies ne se sont pas encore déversées avec la violence des déchaînements tropicaux, que déjà à maints endroits des débordements alertent sur l’inefficacité du système d’évacuation des eaux : en amont défaut de curage des canaux en aval le rétrécissement des bassins de déversement. On touche là un sujet purulent, illustration du système qui mine le pays : les remblaiements. On sait le rôle de soupape de sécurité contre les inondations qu’assurent en partie ces bassins déversoirs, autoriser à les remblayer relève d’une irresponsabilité hautement coupable. Cette considération n’a toutefois empêché les autorités qui se sont succédé à en distribuer des permis. On en devine les raisons. Comme illustrant une ambiance de fin de règne, depuis 2017 les chantiers du genre (particulièrement le long du By-pass) ont suivi une cadence de folie à laquelle à leur avènement les responsables ministériels de l’actuel gouvernement ont mis frein brutalement. Ouf ! Malheur aussi rapidement qu’ils ont pilé sur la pédale de frein, ils ont remis les gaz en appuyant sur l’accélérateur, histoire d’affirmer leur autorité et d’imposer un passage obligé par le guichet pour l’obtention d’un tampon attestant une validation des précédentes autorisations. Astucieux stratagème mais téléphoné pour réussir à tromper l’opinion, une opinion une fois encore trop bon public. Des comportements coupables du genre sont légion, ils volent et atterrissent souvent en escadron, et ce ne sont pas les chefs d’escadron sans peur et sans noblesse qui manquent.

Lâches ils se lâchent dans des aventures qui fâchent

Une défaite n’est pas nécessairement agréable à accepter, cependant lorsque l’on s’aligne pour prendre part à une épreuve on prend nécessairement connaissance des règles qui y président et on s’engage à s’y soumettre. Personne n’ignore que des irrégularités peuvent émailler le déroulement des élections et même en fausser les résultats. En prévention afin de remédier aux effets de ces irrégularités a été adoptée la possibilité de former des recours contre elles auprès d’une juridiction qui se trouve être la Haute Cour Constitutionnelle seule juge et juge en dernier ressort des élections. Les deux candidats qualifiés pour le second tour font partie d’une minorité qui pour ne pas avoir manifesté contestation a exprimé entier agrément au cadre établi pour la tenue de cette élection, aussi toute réprobation de la part de l’un ou de l’autre exprimé en dehors du cadre prévu est mal venue. Les manifestations avant la déclaration des résultats par la HCC constituent ainsi des pressions inconvenantes, elles expriment un procès d’intention et fomentent à l’avance un rejet voire une révolte contre une décision qui reste encore à prendre. On hésite entre peur de rien et peur de perdre pour justifier cette conduite indigne d’une personne qui s’est voulue et s’autoproclame homme d’état. En tout cas peur ou pas peur cette initiative témoigne d’un manque de dignité et présente les risques de dénuer de toute considération au regard de l’histoire celui qui pour son confort personnel tente d’entraîner la population à défendre l’indéfendable.

 

Léo Raz

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