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Analakely: manifestation avortée

Analakely: manifestation avortée

Les pro-Ravalomanana n’ont pas pu manifester dans le centre ville hier. Les forces de l’ordre invoquent le droit de réquisition.

La déstabilisation n’a plus sa place. Tel est le mot d’ordre des forces de l’ordre présentes sur le parvis de l’Hôtel de ville à Analakely, hier. En effet, malgré la pression, elles ont tenu bon en opposant une fin de non-recevoir face à l’instance des pro-Ravalomanana. Dès le début de la matinée, les forces de l’ordre ont en effet résisté à l’assaut verbal lancé par quelques badauds sur place.

C’est d’ailleurs à partir de 13h que les leaders des partisans du candidat Marc Ravalomanana sont arrivés sur les lieux afin d’entamer les négociations avec le premier responsable des forces de l’ordre. Ce dernier a maintenu que l’ordre émanant de la Préfecture demeure inchangé sur le fait que les manifestations sur le parvis de l’Hôtel de Ville sont interdites. Les leaders du mouvement se sont alors rués vers la Préfecture à Tsimbazaza, pour tenter d’avoir des explications sauf que le haut responsable n’y était pas présent.

Attendre le verdict de la HCC

En tout cas, selon les informations fournies, cette décision d’interdire l’entrée sur le parvis de l’Hôtel de ville a été prise à l’issue d’une réunion des premiers responsables sécuritaires au sein de l’Organe mixte de conception au niveau national (OMC Nat), conduit par le chef du Gouvernement.

En effet, selon la Loi fondamentale qui dispose en son article 64, alinéa 9, «Le Premier ministre, chef du Gouvernement assure la sécurité, la paix et la stabilité sur toute l’étendue du territoire national dans le respect de l’unité nationale ; à cette fin, il dispose de toutes les forces chargées de la Police, du maintien de l’ordre, de la sécurité intérieure et de la défense».

Cette prise de décision a d’ailleurs été saluée par les observateurs politiques. D’autant que, selon les analystes, il serait temps que les acteurs politiques et leurs partisans apprennent à reconnaître l’importance des institutions étatiques. C’est le cas notamment, de la Haute cour constitutionnelle (HCC) qui devrait proclamer les résultats définitifs mardi prochain, conformément aux prescrits de la Loi fondamentale. Les candidats et leurs partisans devront ainsi s’en tenir aux décisions des juges constitutionnels.

A titre d’illustration,  selon les explications de Herilaza Imbiki, juriste, «En démocratie, la population s’exprime essentiellement lors des suffrages universels directs. Nonobstant le taux de participation. Ainsi, je suis persuadé que nous

n’allons pas dévier de ces préceptes et principes d’une vraie démocratie et d’un Etat de droit afin de ne pas tomber dans l’anarchie».

Rakoto

La Primature évoque des mesures pour maintenir l’apaisement

Selon le communiqué de la Primature, hier, la réunion de l’OMC Nat a été faite afin d’évaluer la situation sécuritaire au pays après le second tour de l’élection présidentielle. Elle avait pour objectif d’adopter des mesures pour maintenir l’apaisement et l’ordre public sur toute l’étendue du territoire nationale pendant cette période d’attente de la proclamation des résultats définitifs et officiels de l’élection présidentielle par la HCC. Et ce, en vertu de l’article 65 de la Constitution. «Ceci pour assurer également la paix indispensable à la HCC pour statuer en toute indépendance et en toute quiétude», note la missive de la Primature. 

 

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