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Filière Café: tendance de régression

La filière café affiche aujourd’hui un certain recul. Le café malgache souffre de baisse quantitative constante et d’une mauvaise qualité.

La production de café à Madagascar a baissé de plus de 60% de 1960 à 2010. La production est passée de 47.767 t en 1998 à 12.974 t en 2000. Le pays produisait en 2007 plus de 45.000 t de café et en exporte environ 10.000 t par an. Plus de 26.000 t de café sont consommés localement en 2007. En 2015, le pays a exporté un peu plus de 3.000 t de café, contre 10.000 t, dix ans auparavant.

Et en 2016, le pays a produit 10.000 t. Une capacité de production qui classe la Grande île dans le rang des « petits producteurs », loin derrière les pays d’Amérique latine qui en fournissent des centaines de milliers de tonnes par an sur le marché mondial, pour ne citer que le Mexique avec ses 400.000 tonnes de production.

L’Organisation internationale du café (OIC) estime la production totale de café à 160 millions de sacs en 2018, soit près de 9 millions de tonnes. Un simple incident suffisait pour faire baisser la production et les recettes dans le pays, au cours des dernières années.

Filière à l’abandon ?

Le café constitue en effet l’un des principaux produits d’exportation de Madagascar. A l’apogée de la caféiculture, 80% des revenus des ménages de la partie Est de Madagascar provenaient de la vente du café. Avec 40 à 45 % de la production nationale selon les années, la région Vatovavy Fitovinany demeure la première zone productrice de café robusta de Madagascar, qui constitue les 95% du marché de café dans l’île.

Les plantations de Madagascar, notamment sur la partie Sud-est du pays, datent en effet de la période coloniale d’avant 1960. Le vieillissement des plants a conduit à une baisse de la qualité de la production. A cela s’ajoutent les mauvaises conditions de culture, de récolte et de traitement (café de faible granulométrie, hétérogène et humide…). Le problème de prix demeure également un obstacle. Sauf que, compte tenu de l’intérêt croissant des autres produits de rente, la majorité des cultivateurs ont opté pour d’autres cultures comme le girofle et la vanille.

 

Arh.

 

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