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Chronique: cadeaux de Noël

Fêter Noël, c’est commémorer la naissance du Christ. C’est aussi perpétuer les traditions de joie, d’amour et de compassion partagés autour d’un repas convivial et de l’échange des cadeaux entre proches, qu’on soit chrétien ou non. Dans son remarquable Petit guide des religions à l’usage des mécréants, le philosophe Alain de Botton explique que dans les premiers temps du christianisme, la messe était un repas qui commémorait la Cène : «Comme les juifs avec leur repas du sabbat, les chrétiens comprenaient que c’est lorsque nous rassasions notre faim corporelle que nous sommes le plus disposés à tourner notre attention vers les besoins d’autrui». On a envie d’y croire.

Noël, la frénésie d’achats, la messe, la joie d’être ensemble… mais aussi depuis quelques années la revente de cadeaux sur internet dès le matin de Noël. On peut faire des heureux en revendant un cadeau reçu en double ou qu’on n’apprécie pas vraiment, parce que ce sont hélas des choses qui arrivent… En France, cette tendance concerne une personne sur cinq.

Aujourd’hui, il y a encore mieux : on peut par exemple, grâce au site E-loue Express, louer un cadeau : c’est une « solution simple pour augmenter son pouvoir d’achat ». Quelle bonne nouvelle pour le pays des gilets jaunes!

C’est le pape François qui apprécierait. Dans son homélie de la nuit de Noël, le chef de l’église catholique a exhorté les fidèles « à ne pas glisser dans les ravins de la mondanité et du consumérisme ». Il regrette que l’homme soit devenu avide et vorace et que « avoir, amasser des choses semble pour beaucoup de personnes le sens de la vie ».

Ici, nous n’en sommes pas encore à louer les cadeaux de Noël mal aimés, officiellement du moins. Mais le consumérisme fait des adeptes de plus en plus nombreux et pour ce qui est de l’avidité et de la voracité nous ne sommes pas en reste. L’esprit de Noël ne s’est pas totalement dissipé, n’oublions de tourner notre attention vers les besoins d’autrui aujourd’hui, demain, après-demain et l’année prochaine aussi.

 

Kemba Ranavela

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