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Gestion des aires protégées: la synergie à renforcer

Gestion des aires protégées: la synergie à renforcer

La pérennisation de la gestion des aires protégées ne peut se faire sans la synergie avec les communautés locales. Madagascar national Parks (MNP) entend renforcer cette action après les incidents survenus au Tsingy de Bemaraha, en août dernier.

Madagascar national Parks (MNP) finance actuellement 1.145 projets à travers les retombées de l’écotourisme, dont 50 microprojets pour la préservation du Tsingy de Bemaraha. L’organisme en charge de la gestion de 48 aires protégées dans l’île vise à renforcer la synergie avec les autres parties prenantes, notamment les communautés locales, suite à l’incident survenu au Tsingy de Bemaraha.

«Les problèmes rencontrés au Tsingy de Bemaraha nous ont fait réaliser que le renforcement des coopérations avec les communes est une priorité, bien qu’il y ait eu une mauvaise interprétation des faits à ce sujet», a fait savoir Herijaona Randriamanantenasoa, directeur général adjoint (DGA) du MNP, à l’occasion d’une signature d’accord de financement avec le gouvernement allemand, le 11 décembre dernier.

«Actuellement, nous envisageons de collaborer avec le Fonds de développement local pour pérenniser les actions avec les communautés locales», a ajouté, à cette occasion, ce responsable.

Le gouvernement allemand prête main forte

Etant le premier bailleur de fonds dans le domaine de l’environnement à Madagascar, le gouvernement allemand préconise cette coalition entre le MNP et les communautés locales.

«La protection des ressources naturelles reste au cœur des engagements de l’Allemagne à Madagascar. Pour des millions de personnes, surtout en milieu rural, les ressources naturelles constituent la base de subsistance. Et sans protection, préservation, utilisation durable, les services écologiques qu’elles offrent risquent de s’effriter graduellement», affirme Harald Gherig, ambassadeur du gouvernement allemand à Madagascar.

Dans ce sens, «Il faudrait que le MNP cherche à renforcer son rôle de coordonnateur dans les régions où se trouvent les parcs. Il est tout à fait vrai que le MNP ne peut pas tout faire lui-même. Il est ainsi nécessaire de tisser pro activement les relations avec les autorités étatiques», a enchaîné ce diplomate.

Pour rappel, la Banque allemande de développement (KFW) a fait un don non-remboursable de 16,5 millions d’euros pour la préservation de la biodiversité à Madagascar. Les 12 millions d’euros contribuent à la gestion des parcs et réserves naturelles gérés par le MNP. Les 4,5 millions d’euros restants sont destinés à augmenter le capital de la Fondation pour les aires protégées et la biodiversité de Madagascar (FAPBM), qui se situe autour de 73 millions de dollars actuellement.

«Ce don attribué par le KFW sera investi sur le marché financier international et également aux fonds d’entreprise ayant un impact environnemental et social», selon les précisions apportées par Barijaona Ramaholimihaso, président du Conseil d’administration (PCA) de la FAPBM. Ce dernier de préciser que la FAPBM verse près 1,5 million de dollars au MNP chaque année pour la gestion des aires protégées.

Riana R.

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