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Pérégrinations hebdomadaires: période de l’avant élection, temps de l’Avent

 

Enfants chez les catholiques on s’amusait à croire faussement que l’orthographie d’Avent avec un E repose sur une simple coquille à l’origine, erreur que par amour-propre les pères n’ont pas voulu rectifier, et qu’au contraire ils se sont entêtés à conserver jusqu’à en faire une coquetterie afin de marquer la différence.

Cette période n’a pas comme seule singularité celle de précéder Noël, on la voue à préparer l’Avènement et pour cause elle oblige à s’imprégner de toute une mystique.  Ce qui ne fournit pas une justification à la particularité de l’orthographie. Chut ! Ça fait partie des voies et voix mystérieuses qui font l’ambiance et le charme pour guider et entourer les religions. Comme à chaque fois qu’il est question de religion, quelle que soit celle-ci, tout sujet prête à de longs débats pas nécessairement oiseux, tel n’est pas le propos ici, où seule la coïncidence entre temps de l’Avent et la période précédant les élections couvre l’attention. On est amené à croire qu’il n’est question que d’une pure coïncidence et non d’une malice à cadrer les élections de façon concomitante avec un quelconque calendrier religieux, en considération des événements qui ont précédé pour bousculer la classe politique à faire tout un cinéma et à précipiter la tenue de cette élection. Toutefois rien n’interdit à se référer à cette période de pratique religieuse. Comme il a été dit précédemment une mystique entoure le temps de l’Avent, qui dit mystique parle d’élévation de l’être pour approcher le niveau des principes qui cautionnent la marque de l’événement. Pourquoi ne trouverait-on pas l’opportunité de rêver d’un besoin d’élévation à l’occasion ? A bien y réfléchir du reste, plus que simples objets de besoin, s’élever et d’élever les débats se présentent nécessité majeure. Malheureusement même face aux nécessités les vents sont parfois contraires. Ici si les vents mauvais ne sont pas rares, il en est un actuellement qui souffle des difficultés inhabituelles au-delà des autres mille genres qui au quotidien éprouvent la population : une épidémie de rougeole. Comment s’élever lorsque déjà les circonstances obligent à ployer les genoux.

Alerte après apparition

Le mal rôde depuis plusieurs mois, la maladie présente les dimensions d’une épidémie et risque de revêtir une menace d’endémie, alors seulement on s’alerte pour de bon. Un peu tard pour prendre des mesures destinées à freiner avec efficacité l’évolution du phénomène. Ce retard à l’allumage caractérise un peu trop souvent le mode de gouverner dans le pays. En nombreux domaines les responsables inclinent davantage à réagir plus qu’à agir. Le fait qu’en des décennies on n’a fait qu’à accumuler du retard dans presque tous les secteurs, ne libère pas d’autant de la responsabilité à anticiper sur des événements qui pour la plupart ne sont pas simples accidents ou même graves.

Une fois encore l’on peut croire que les élections arrivent à point. Les débats que soulèvent nécessairement les élections pour éclairer ou pour convaincre de leur choix les populations, prêtent occasion à établir des priorités et en fonction de celles-ci à poser les questions utiles en vue de trouver des solutions adéquates autant pour résoudre les problèmes, qu’adaptées aux moyens, conformes aux normes, respectueuses des principes. Ça fait beaucoup à l’intérieur d’un système davantage enclin à verser dans l’improvisation et en conséquence logique à donner beau jeu à la débrouille avec tout ce que cela draine de permissivité et de gabegie pour ne pas dire de dépassement et violation de la rectitude. Certains discours des candidats, pas mal de comportements de la population portent des signes d’une prise de conscience quant à l’obligation d’opérer un profond changement.

Deux champions pour deux formes différentes de changement

Le premier tour de l’élection a donné l’occasion à la population de trancher de façon claire, presqu’une gageure l’option de confier à l’un de deux «redoublants» les commandes pour mener à bien le changement. Un fait acquis, l’un et l’autre ont gouverné dans les conditions du système qui doit subir la transformation radicale, de ce système ils en connaissent les tares. Les électeurs tout en misant sur la chance que les deux n’en conservent pas des stigmates, ont parié sur l’expérience pour leur prêter la présomption d’un avantage afin de mieux identifier les maux et de mieux les extraire. Or, hors le fait d’avoir l’un et l’autre exercé le pouvoir, tout le reste éloigne l’un de l’autre les deux hommes. Si à un moment les circonstances ont fait que des intérêts stratégiques partagés les ont rapprochés jusqu’à ce qu’ils deviennent des alliés objectifs, ça n’a été que de manière ponctuelle. Le passé que chacun traîne, le présent qu’ils présentent, le futur qu’ils déclinent, les séparent et différencient les risques et les chances de voter soit pour l’un soit pour l’adversaire de celui-ci. Chaque suffrage a un sens et porte un poids à l’égal propre à influer sur les résultats. L’électeur porte la plénitude d’une lourde responsabilité. Entre objectivité et subjectivité le devoir ne saurait trouver droit à balancer.

Léo Raz

 

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