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Chronique: jirama, merci

Coupures pour des raisons indépendantes de sa volonté ou exploitations d’incidents techniques pour effectuer des délestages, le fait est que ces derniers temps la Jirama interrompt de façon inhabituelle à fréquence périodique et sur une durée exagérée la distribution d’électricité dans des secteurs de la ville jusque là épargnés par le phénomène. Les abonnés de ces quartiers malgré les désagréments que provoquent ces coupures auraient mauvaise grâce à trop se plaindre, ils ignorent le privilège dont ils jouissent faute de prêter l’oreille aux récriminations des populations de nombreux autres quartiers défavorisés où les coupures ne se comptent pas en nombre, les usagers étant invités à se conformer au rythme du temps de distribution programmé sur un laps de temps réduit et parfois à des heures indues. Les habitants de la périphérie autour d’Itaosy ont récemment encore manifesté contre ce phénomène, surtout s’agissant d’une double peine portant autant sur la distribution d’électricité que sur celle de l’eau. Que devraient dire ou faire les habitants de certaines villes de province où les coupures sont la norme et les moments où ça fonctionne peuvent être considérés comme aubaines.

Une cause toute chaude dont peuvent se saisir les candidats, encore qu’ils hésitent. De s’être précipité sur cette belle occasion, lors de précédente présidentielle un joyeux naïf s’y est brûlé les doigts et en a gardé les stigmates durant son mandat. Les deux candidats actuels, expérimentés de leur exercice du pouvoir ne se hasarderaient pas de façon aussi puérile. On peut traiter de tous les sujets en général mais on n’aborde pas des questions relatives à certaines «institutions» classées tabous. Jirama et Air Madagascar en premier constituent d’intouchables emblèmes de fierté, lors même que le moins que l’on puisse dire est que l’une et l’autre de ces sociétés ont été dépassées et par le temps et par leur mission et surtout par les mauvais traitements qu’on leur a infligés. L’une en particulier n’est même plus l’ombre d’elle-même, les autorité successives ont à tour de rôle tenté de la déplumer, dernièrement des prédateurs sans scrupule ont porté le coup fatal  réussissant à lui briser les ailes, ne laissant de la compagnie qu’une carcasse à l’agonie. Faut-il en pleurer, faut-il s’en débarrasser ? Vaut mieux ne pas s’attarder à en parler. Ainsi du titre la ponctuation nécessite une correction : Jirama ? Merci.

Léo Raz

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