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Albert Zafy avait raison

Albert Zafy avait raison

Méfions-nous des roublards. Malin, rusé, sournois, machiavélique, qui fait preuve d’astuce et de ruse dans la défense de ses intérêts. Ce sont, entre autres, les explications fournies en ligne lorsque l’on évoque le mot «roublard». Ce mot a été utilisé par le Pr Albert Zafy, en 2003, pour qualifier l’ancien président Marc Ravalomanana dans une brochure intitulée «Un roublard au pouvoir». L’ancien président de la République, Albert Zafy, avait d’ailleurs l’habitude d’émettre des critiques  acerbes à l’endroit de Marc Ravalomanana, qu’il avait notamment accusé de verrouillage et d’abus de pouvoir. Le promoteur de Mada Raid avait eu raison sur tous les plans. Car, tout le monde avait vite compris que Marc Ravalomanana ne pensait qu’à ses propres intérêts et à ceux de son entreprise. Sans oublier les fausses promesses dans lesquelles il a excellé, dont le fameux 4L pour chaque foyer.

Le débat de dimanche dernier, entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, avait davantage montré que le second n’avait pas changé d’un iota quant à sa roublardise. Cette histoire de fonds alloués à la construction de l’Hôtel de Ville d’Antananarivo (cinq milliards) en est un exemple parfait. Car si les faits s’étaient réellement produits, alors pourquoi a-t-on attendu dix ans plus tard pour les révéler ? Où sont les preuves de l’octroi de ces fonds ? S’agit-il de son argent de poche ou des enveloppes émanant de l’Etat ? C’est vrai que l’argent de l’Etat et l’argent propre de l’ancien président s’étaient entremêlés, mais il devrait quand même y avoir de trace quelque part, outre les coupures de presse inventées de toutes pièces au lendemain du débat. La coïncidence entre timing de cette «révélation» et la présidentielle n’est d‘ailleurs pas fortuite.

A voir de près certains proches de l’ancien président Albert Zafy faisant les yeux doux au fondateur du Tiko, aujourd’hui, l’homme aux chapeaux de paille aurait certainement dû se retourner dans la tombe. Certes, en tant que fervent défenseur de la réconciliation, Albert Zafy ne dirait pas non à l’idée d’accueillir celui qu’il avait tant critiqué, il avait d’ailleurs failli être lynché  à Analakely pour cela, mais pas jusqu’à flatter l’ego de Ravalomanana.

Rakoto

 

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