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Dépistage du VIH/Sida: neuf sidéens sur dix ignorent  leur statut

Dépistage du VIH/Sida: neuf sidéens sur dix ignorent  leur statut

Le taux de prévalence du VIH/Sida dans le pays se situe à moins de 1%. Mais derrière ce chiffre se cachent des indicateurs alarmants. Bon nombre de personnes qui ne se font pas dépister, portent le virus du Sida sans le savoir. La Journée mondiale de lutte contre le Sida a été marquée avant-hier à Ambohijatovo.

«Connais ton statut». Ce thème de la célébration n’a pas été choisi au hasard. En fait, la situation actuelle démontre à quel point la population connait mal son statut sérologique. Toujours est-il que le taux de dépistage se situe à 8% seulement. Et c’est alarmant.

«D’après un sondage effectué la semaine dernière dans quelques grandes villes, notamment à Antananarivo, Toamasina, Mahajanga, Antsiranana et Toliara, les 2/3 des 7.932 personnes consultées ont déclaré ne s’être jamais fait dépister tout au long de leur vie», a soulevé Jasminah Rasoanarivo, responsable technique du Secrétariat exécutif du Comité national de lutte contre le Sida (SE/CNLS).

Et pire encore, des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) figurent dans la liste de ceux qui ignorent leur statut. D’après les données du ministère de la Santé, 1/10 des 35.000 personnes séropositives estimées dans la Grande île seulement ont été dépistées et connaissent leur séropositivité.

Autrement dit, «au moins neuf séropositifs sur dix, soit plus de 31.000 individus ignorent encore leur statut. Ces derniers risquent non seulement de voir leur état de santé se dégrader, dans la mesure où ils ne bénéficient d’aucun soin, mais également de transmettre le virus à d’autres individus», a alerté notre source.

Enquête nationale de prévalence en 2019

Vu le faible taux de dépistage, de nombreux experts jugent que l’effectif de PVVIH (35.000) est sous estimé. En outre, les nouveaux cas rapportés par les médecins ne cessent de s’accroître, tout comme le nombre de patients perdus de vue.

«Pour clarifier la situation épidémiologique, une enquête nationale de prévalence est prévue», a informé Jasminah Rasoanarivo. En attendant, le Médecin du monde et ses partenaires viennent de lancer  une enquête et un observatoire communautaire VIH, pour identifier les freins à l’accès au dépistage et à la prise en charge.

Sur ce point, le ministère de la Santé et le SE/CNLS ont récemment annoncé la mise en place d’un programme pilote de dépistage au sein des communautés clefs. Une initiative vivement recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

 

Fahranarison

 

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