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Loi de finances 2019: la Société civile demande des comptes

Loi de finances 2019: la Société civile demande des comptes

Hier, à la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA), le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC) a lancé le débat sur la Loi de finances initiale 2019, dans le but d’éclairer l’opinion publique quant à la gestion du budget de l’Etat.

Transparence et redevabilité. Telles sont les principales recommandations de la Société civile, relatives à la gestion de l’argent public, au lendemain de l’adoption de la Loi de finances initiale 2019, auprès de l’Assemblée nationale.

Dans ce sens, le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC) déplore une «précipitation» dans l’adoption de ce texte, qui concerne tous les citoyens  malgaches.

D’après Ony Radera, secrétaire générale du CCOC : «l’Assemblée nationale n’a pas pris en compte les recommandations de la Société civile. Car, les travaux de commissions ont débuté jeudi, suivis de la séance plénière lundi, puis l’adoption des textes hier (ndlr : mardi dernier). Le Senat nous a reçus à Anosy juste avant l’adoption de ces textes».

Ce membre de la Société civile a également précisé que l’intérêt de ce débat ouvert, servait essentiellement à informer les citoyens sur l’utilisation de l’argent public.

Leadership

Par ailleurs, les points assaillants apportés par cette plateforme montrent une hausse significative du budget alloué aux investissements, mais qui s’appuient fortement sur les prêts extérieurs.

En plus de cela, le CCOC attire aussi l’attention des contribuables sur la nécessité d’instaurer la culture de leadership au sein de chaque ministère, toujours dans le cadre de la gestion des budgets ministériels. A ce sujet, cette plateforme a évoqué la hausse du budget alloué au ministère de la Santé, mais la santé de la mère et des enfants est laissée pour compte. Il en est de même pour le secteur de l’éducation alors le niveau préscolaire laisse à désirer, selon toujours les analyses du CCOC.

En outre, six ministères concentrent  63%  du budget total de l’Etat en 2019. Et la CCOC a «jugé non prioritaire» la hausse significative du budget alloué aux ministères des Postes, des télécommunications et du développement numérique (1 232%) et ce-lui des Affaires étrangères (+ 65,4%).

Des postes budgétaires sacrifiés

Concernant les amendements apportés par les parlementaires, le CCOC estime que la revue à la hausse du budget de fonctionnement de l’Assemblée nationale n’est guère logique.

En effet, d’autres postes budgétaires sont sacrifiés pour combler le gap de 112 milliards d’ariary, dû à la demande des députés d’augmenter le fonds du CLD à 400 millions d’ariary, et d’injecter 11 milliards en plus dans leur budget de fonctionnement.

Outre les 50 millions d’ariary qui seront sacrifiés sur la subvention de la Jirama, il y aura également des fonds à enlever sur les autres transferts, notamment les subventions aux CLD, les présalaires des médecins, les bourses d’études pour les étudiants (intérieurs et extérieurs), l’hospitalisation, le traitement et les soins pour les fonctionnaires, les subventions aux maîtres Fram.

Il est également à noter que suite à ces amendements, le budget de fonctionnement de l’Assemblée nationale passera de 58 milliards d’ariary à 69 milliards d’ariary.

 Riana R.

 

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