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Echanges régionaux: les opérateurs malgaches déplorent un manque de volonté

Echanges régionaux: les opérateurs malgaches déplorent un manque de volonté

Les échanges de Madagascar avec ses îles voisines restent timides, malgré le fort potentiel de la Grande île et les initiatives prises en la matière entre les pays de l’océan Indien. Pour le secteur privé malgache, Madagascar a tous les potentiels pour s’imposer dans la zone de l’océan Indien, mais cela nécessite également une volonté politique de la part de toutes les parties prenantes.

Les rapports économiques et commerciaux entre les îles de l’océan Indien ont été au cœur des débats durant les Rencontres internationales de développement durable (RIDD), organisées à Saint Denis, du 21 au 23 novembre. A cette occasion, le président de la Chambre de commerce et d’industrie France Madagascar (CCIFM), André Beaumont, a avancé que «les relations commerciales entre Madagascar et la zone océan Indien sont quasi-inexistantes».

Les chiffres de la CCIFM montrent en effet que la valeur des importations de Madagascar vers les pays de l’océan Indien s’élevait à 162 millions de dollars en 2017. Ce qui représente seulement 4% de la totalité des importations de la Grande île. Et ces trois dernières années, les chiffres restent constants (8,5% en 2015 et 5% en 2016).

Dans le même registre, la zone océan Indien ne représente que 3,7%  de la totalité des exportations de Madagascar.

Franc jeu

Pour sa part, la présidente du Groupement des entreprises de Madagascar (Gem), Noro Andrimamonjiarison, a remis en question les réelles volontés des îles voisines à faire échange avec Madagascar.

Alors que la faible intégration régionale de Madagascar est souvent ralliée à des problèmes de normes, ce membre du secteur privé malgache de soutenir que «il y a peut- être des entreprises qui ne sont pas aux normes à Madagascar. Mais c’est faux de dire que Madagascar n’est pas aux normes. Des entreprises malgaches ravitaillent aujourd’hui les industries de luxe en France. D’autres industries produisent et exportent également du caviar …».

Avant de poursuivre qu’il faut essayer d’être un peu plus franc et que tant qu’il n’y a pas de volonté politique, l’intégration régionale ne s’opéra pas.

La présidente du Gem n’a pas manqué d’évoquer que les Seychelles préfèrent importer les litchis de Dubai, alors que l’île Maurice, La Réunion et Madagascar sont des zones productrices de ce produit de rente.

Les analyses de la CCIFM montrent toutefois que les échanges entre Madagascar et l’île Maurice ont connu une importante croissance ces dernières années. Les principaux flux d’exportations vers l’île Maurice sont constitués de produits agricoles, coton, épices,  pêche et des produits de la zone franche.

Riana R.

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