Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Bande dessinée: Ambatonamelankafatra réécrit l’histoire

Bande dessinée: Ambatonamelankafatra réécrit l’histoire

Ambatonamelankafatra, qui prend place au Tahala Rarihasina jusqu’au 5 décembre, affiche son ambition de redonner à la Bande dessinée (BD) malgache son prestige d’antan.

«Le 9e art malgache, tout comme les bédéistes, survit malgré une traversée de désert. Maintenant, on va appuyer et accompagner les acteurs de la chaîne de production afin que la BD malgache retrouve sa lettre de noblesse», a avancé Alban Ramiandrisoa-Ratsivalaka, du comité d’organisation, tout en présentant une vaste exposition rétrospective de cet art.

Force est de rappeler que les années 80 constituent la belle époque de l’industrie de la BD malgache dans la Grande île. Pas moins de 30 revues ont été éditées chaque mois, atteignant des tirages record. Et les lecteurs avertis ont même précommandé les œuvres auprès des librairies. Dans le temps, les deux titres les plus lus étaient « Benandro » et « Koditra ».

Durant cet âge d’or, la BD malgache a ouvert la voie pour servir de vecteur d’éducation. Dommage que cette méthode n’a pas encore été reconnue par les pédagogues.

Une priorité 

« Cette forme d’expression artistique a connu plus tard un déclin considérable à cause notamment de la dépréciation de la monnaie nationale à l’orée de 1989. En conséquence, le pouvoir d’achat des bédéphiles s’effritait, au point que l’achat périodique des livres ne faisait plus partie des prioritaires », a déploré notre interlocuteur.

Durant ces deux dernières années, une série de rencontres a été organisée entre l’Office malgache des droits d’auteur (Omda) et tous les corps du métier du dessin, en vue de relancer les discussions et trouver ensemble des solutions.

« Comme toutes les autres œuvres littéraires et artistiques, la bande dessinée bénéficie également d’une protection par le droit d’auteur », dixit Haja Ranjarivo, le numéro un de l’Omda qui compte actuellement 143 artistes membres.

Joachin Michaël

 

Les commentaires sont fermées.