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Subventions pour la jirama: un moyen pour couvrir les pertes

Subventions pour la jirama: un moyen pour couvrir les pertes

La Jirama bénéficie d’une subvention de  255 milliards d’ariary cette année. C’est inscrit dans le projet de Loi des finances 2019. A l’Assemblée nationale, si certains députés jugent antiéconomique le fait de vouloir supprimer cette aide, d’autres réclament tout simplement son omission dans la Loi des finances.

Lors de la présentation du Plan de développement à moindre coût (PDMC) du secteur énergie hier, à Ampandrianomby, le ministre Lantoniaina Rasoloelison a laissé entendre que la suspension de cette subvention engendrera l’interruption des ravitaillements en carburants par les compagnies pétrolières ainsi que la hausse des tarifs de l’électricité.

En effet, la convention entre la Jirama et les compagnies pétrolières souligne que les arriérés non payés par la Jirama seront prélevés sur  la subvention, au titre de l’année 2019.

Mais avec ses difficultés de trésorerie persistantes, la Jirama est loin de remonter la pente. Le ministre revient une fois de plus sur le fait qu’actuellement, une grande partie de la production de la Jirama provient des centrales thermiques.

En moyenne, le prix de production de kilowattheure s’élève à 650 ariary alors que la Jirama le vend à 400 ariary. Cette société d’Etat effectue alors une vente à perte de 225 ariary par kilowattheure vendu. Pour combler le gap, soit 405 milliards d’ariary par an, l’Etat verse une subvention qui sera supprimée à l’horizon 2020.

Le PDMC

Pour en revenir au PDMC, une étude a permis de définir les grands axes de ce document stratégique. Si, la nouvelle politique énergétique (NPE) table sur un taux d’accès à l’énergie moderne de 70% d’ici 2030, il est question de faire primer le mix énergétique qui sera également dominé à 85% par les énergies renouvelables, en l’occurrence, l’hydroélectricité.

En effet, les résultats du PDMC ont montré la nécessité de développer les trois ouvrages hydroélectriques en cours de construction actuellement, à savoir la centrale de Volobe, celle d’Antetezambato et celle de Sahofika devant être opérationnelles entre 2022 et 2024. L’opérationnalisation de ces centrales devrait réduire l’utilisation des centrales thermiques à partir de 2022.

Afin de répondre d’une manière satisfaisante à la demande grandissante, il est aussi indispensable de passer à un réseau de transport doté d’une puissance de 220 KV. Selon les estimations, en prenant en compte le développement des projets industriels et la hausse de la consommation des ménages, la demande en énergie devrait atteindre les 3 800 GWh d’ici 2035.

En cas de retard de la mise en fonction des centrales hydrauliques, l’étude recommande le déploiement de 20 à 50 MWC d’énergie solaire avec stockage de grande capacité. Le coût estimatif de la mise en œuvre de ce plan s’élève à 1.921 millions d’euros. Le coût moyen estimatif du kilowattheure s’établit par contre à 9 centimes d’euros.

Arh.

 

 

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