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    Insécurités sur la RN7: les regroupements des taxi-brousse pointés du doigt

    Insécurités sur la RN7: les regroupements des taxi-brousse pointés du doigt

    Afin de lutter contre l’insécurité sur les routes nationales, le système de regroupement, sous forme de caravane des taxi brousse a été adopté. Mais les chauffeurs de la RN7 pointent du doigt cette mesure qui d’après eux, est mal organisée

    Selon ces chauffeurs, chaque regroupement requiert au moins une heure et même plus. «Loin de nous l’idée de critiquer la mise en place de ce regroupement. Toutefois, outre les 35 contrôles routiers effectués par les gendarmes et les policiers le long de la RN 7, allant de Tana à Toliara, le trajet nécessite au moins de 7 h de plus que la normale. Et c’est vraiment pénalisant pour nous», a témoigné l’un d’eux, reliant l’axe Tana-Toliara.

    Entre Fianarantsoa et Ambositra, trois barrages à Ambalakely, Ambohimahasoa et au Camp Robin, sont érigés par les forces de l’ordre. Du coup, une fois libérés de ces barrières, les chauffeurs appuient sur le champignon pour rattraper le temps perdu. A part le stress, ces fréquents arrêts sont également à l’origine du manque de sommeil car les chauffeurs ne savent plus à quel moment dormir. Des situations qui pourraient être à l’origine d’une sortie de route et d’un accident grave, voire mortel.

    Des escortes à vive allure

    Selon toujours ces chauffeurs, les escortes fournies par les gendarmes prennent place dans plusieurs taxis-brousse. De plus, ces voitures sont en général puissantes et laissent loin derrière elles les autres, une fois les barrages levés. Par conséquent, ce sont les retardataires qui sont victimes des coupeurs de route qui n’hésitent pas à tirer sur le chauffeur pour stopper net la caravane.

    Ratissage des lieux

    Ces chauffeurs proposent ainsi un ratissage fréquent des zones rouges, avec l’appui d’un peloton mobile, plutôt que d’imposer les regroupements.

    D’après un conducteur de camion, «Il est tout à fait étonnant que les attaques se déroulent non loin de ces regroupements, dans un rayon de cinq kilomètres, et toujours près d’un village. Serait-il possible que les forces de l’ordre ratissent le coin pour sécuriser les endroits?».

    Allant dans ce sens, le chef de brigade de la gendarmerie du Camp Robin a été démis de ses fonctions sous pression politique, pour avoir osé arrêter plusieurs hommes dans sa circonscription, afin de mener une enquête sur cette insécurité routière entre Ambositra et Fianarantsoa.

    Sera R.

     

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