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Chronique: le thermomètre alerte sur un refroidissement alarmant de l’ariary

Les prix témoignent d’une surchauffe

Même les produits locaux accusent une augmentation de leur prix à la vente, a fortiori les produits importés. Pour ne pas entraver grand-chose en ce domaine, on est réduit à s’arrêter au constat d’une coïncidence de temps entre la flambée des prix et la chute de l’ariary. Les producteurs locaux, particulièrement les agriculteurs s’étonnent de ne pas tirer avantage de l’envolée des prix dont bénéficient leurs produits. C’est que sûrement l’ariary perd de valeur non seulement au change avec les devises étrangères, mais c’est qu’en elle-même la monnaie locale se décote : égal pour tous le coût de la vie s’en ressent, le pouvoir semble impuissant à juguler le mouvement. Certes les difficulté que génère cette tendance n’affectent pas ceux qui ont des revenus  en monnaie étrangère. Même s’ils paient des prix égaux à ceux dont s’acquitte le commun de la population pour les achats, en amont ils jouissent des bénéfices que procure la conversion de leurs revenus en ariary. Ainsi la chute de l’ariary n’affecte pas leur train de vie. Pourtant parfois cette faveur ne suffit pas à empêcher fonctionnaires internationaux et certains membres du corps diplomatique de se déverser en commentaires bavards jusqu’à se répandre à donner des leçons. Forts de leurs sciences et de l’avantage de leur présence sur les lieux ils oublient qu’assister au spectacle sans partager le vécu du drame ne suffit à percevoir ni l’intégralité du problème ni la profondeur des souffrances. Parfois l’opinion garde l’impression que les problèmes du pays préoccupent et intéressent la communauté internationale, alors que les drames humains l’indiffèrent.

Quelle naïveté que recèlent de telles digressions ! Le sentiment n’est pas un moteur au cœur des relations internationales, celles-ci fonctionnent sur les bases de recherches de profits, dans la meilleure des hypothèses avec le soucis d’un partage d’intérêts. Seules des solutions internes trouvent à résoudre des problèmes internes. Évidemment que dans le schéma léonin mondial, un pays comme Madagascar ne saurait à lui seul inverser le sens d’une descente aux enfers sans nouer des partenariats pour épauler l’entreprise d’efforts. A cet endroit on attend l’art dont peut faire montre le prochain président. Sauver les apparences et céder les rênes, brader richesses contre «aides» (style travail contre vivres), ou à l’inverse définir le cap et le garder après avoir explicité et conclu en toute transparence les termes des intérêts partagés, autant d’hypothèses qui peuvent se faire jour.

Léo Raz

 

 

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