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Valeurs perdues

Valeurs perdues

Pourrons-nous encore faire confiance aux responsables de la nation, aux aînés ? La jeunesse trouvera-t-elle un jour le bonheur qu’elle mérite? Les valeurs malgaches retrouveront-elles leur place ? Autant de questions émanant de la jeunesse à laquelle, les évêques se sont fait les portes voix vendredi dernier.  Des questionnements légitimes qui n’auront, malheureusement, pas de réponse, tout au moins dans l’immédiat. Ce n’est pas la première fois, et encore moins la dernière, que les  évêques s’adressent aux aînés, mais les appels restent sans suite. A chaque occasion, ils tentent de mettre en garde les principaux responsables politiques et étatiques ainsi que les citoyens, sur la situation du pays. Les évêques continuent de prêcher dans le désert sans que l’on ne prenne conscience de la portée de leur voix.

En tout cas, vu ce qui se passe dans le quotidien ces temps-ci, il est normal que les évêques se sentent épuisés, bien que cela ne dût pas être le cas. Quand on observe de près, en effet, la situation sociopolitique et économique du pays de ces derniers temps, des doutes légitimes sont observés quant à un avenir meilleur pour la jeune génération.  Et pour cause, les valeurs malgaches dont on glose semblent devenues de la littérature au sens figuré comme au sens propre du terme. La réalité est tout autre. Il suffit juste de jeter un œil sur les publications des réseaux sociaux pour le comprendre.

Comment en effet faire confiance aux aînés, alors que ceux-ci avaient déclaré urbi et orbi, dans les années 90, que les enfants de demain (donc des années 2000) seront l’avenir du pays, alors que vingt ans plus tard ils pensent toujours à devenir président. C’est que le fossé entre les discours de certains responsables politiques et l’évidence de leurs actions est tellement énorme. Il ne faudrait pas alors s’étonner que demain, pour ne pas dire tout de suite, les jeunes prendront énergiquement le relais.

Rakoto

 

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