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Chronique: fêtes à la grimace, faveur à l’explosion de l’instinct de survie

2018 une année des fruits. Variétés de mangues illuminent de couleurs flamboyantes les étalages des marchands, pêches et abricots ne sont pas en reste pour leur mener concurrence tant particulièrement les pêches accompagnent d’un parfum subtil le délicieux goût de leur belle maturité, s’annonce en prime une abondante récolte de letchis… Une année sur deux les arbres fruitiers rivalisent de générosité de production, à voir la qualité des produits et la quantité de production, 2018 se présente comme une année particulièrement faste. Malheureusement tout le monde ne peut participer à la fête, en considération des prix à la vente seuls des privilégiés accèdent à la capacité d’en acheter. Trois mille ariary semblent constituer le plancher du prix du kilo au détail, somme dérisoire en rapport aux revenus d’une minorité, énorme pour qui ne dispose que de quoi acheter 50 kilos avec son salaire mensuel. Quand une grande majorité de la population n’accède plus à l’achat, on se demande sur quels éléments repose le principe qui règle les prix en fonction de l’offre et la demande ? Dans son fonctionnement le principe semble éliminer de l’automatisme de calcul la considération de l’ensemble de la population dans l’ensemble des consommateurs. La couche de population dans la gêne ne fait pas partie des consommateurs, le principe affiche dans son application une telle sélection d’un cynisme méprisant. En raison d’une méthode de marche ou crève, le système sur son chemin écarte à l’arrière  une cohorte de laissés-pour-compte, par malchance cette cohorte constitue en nombre la majorité.

Le monde change. La morale y égare toute autorité quand l’utopie d’une recherche d’égalité ne fait plus illusion, que la dignité se dépouille de ses repères, reste le réalisme. L’histoire si elle peut survivre rappelle certaines lois de la nature, la société humaine possède des ressorts qui lui permettent de puiser les ressources nécessaires pour surmonter les dérives qui la menacent de disparition. La lutte actuelle pour sauver la planète, engageant nombreux pays provoque parallèlement bataille entre négationnistes du danger et activistes soucieux de  la sauvegarde. A l’échelle nationale, dans le pays, menace de se dessiner un schéma identique même si les réflexes tardent à surgir. Les indicateurs clignotent, les injustices dépassent les limites, rien ne saurait contenir les manifestations que dicterait l’instinct de survie si pacifique que soit le qualificatif qui sied à la population. Chance au peuple l’opportunité de savoir choisir le prochain président, celui conscient du danger davantage enclin à considérer obligation le changement de cap plutôt qu’à suivre la tentation de poursuivre la fuite en avant actuelle.

 

Léo Raz

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