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Filière Bio: un atout économique pour Madagascar

Filière Bio: un atout économique pour Madagascar

Dans une perspective de développement durable et avec plus du deux tiers de sa population opérant dans l’agriculture, Madagascar a une carte à jouer en mettant en valeur la filière « bio ». Ceci afin valoriser les produits des exploitants agricoles.

Jusqu’à maintenant, l’adoption de l’agriculture biologique demeure limitée. Juste quelques filières assurées par le secteur privé sont aujourd’hui promues avec ce genre de pratique (vanille, girofle, riz, poivres sauvages, miel, huiles essentielles…).

A Madagascar la filière bio a commencé petite et reste petite. On en rencontre deux types : certifiée et non certifiée. L’agriculture biologique non certifiée est celle promue par les ONG en tant que technologie appropriée en milieu rural ou en respect de l’environnement, tandis que celle certifiée est orientée vers l’exportation.

L’agriculture  biologique relève d’un secteur d’activité à potentiel énorme, compte tenu de l’importance des ressources dont dispose le pays. La filière bio présente effectivement la particularité de bénéficier directement aux petits producteurs, tout en préservant l’environnement. La filière à elle seule pourrait réduire la pauvreté et assurer la sécurité alimentaire. Et avec un meilleur rendement en termes de production, la

vulgarisation de la filière bio pourrait à la fois améliorer les rentrées en devises du pays, encourager la création et valoriser les d’emplois agricoles.

Exportations

Mais, « exporter » demeure encore un challenge presque éternel pour les producteurs malgaches. Et pour cause, bon nombre de producteurs n’ont pas accès au marché car ne produisent pas en adéquation avec les exigences aussi bien intérieures qu’extérieures.

Le concept bio séduit de plus en plus les consommateurs de masse. Pour le consommateur final, le « bio » est avant tout un gage de traçabilité et de qualité.

Le cadre législatif sur la filière bio est encore au stade de discussion. Le développement de la filière nécessite en effet une clarification des aspects législatifs et réglementaires relatifs à la production, la transformation et l’exportation.

Le marché bio mondial est en outre estimé à 87,3 milliards dollars en 2015 (AgenceBio. org). Au niveau national, le ministère de l’Agriculture a dénombré plus de 130 entreprises certifiées qui emploient plus de 7.000 personnes et touchent plus de 22.000 producteurs.

Arh.

 

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