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Artisanat: un secteur à potentiel énorme

Artisanat: un secteur à potentiel énorme

Plus de la moitié des produits artisanaux exportés par Madagascar, sont à base de de fibres végétales et, plus du quart sont constitués de pierres et produits de bijouterie.

Faire connaître le monde artisanal malgache, le potentiel de ce secteur au niveau national, pour dépasser les préjugés de petits métiers, notamment pour les jeunes talents parfois réticents. C’était l’objectif de l’Unité d’incubation entrepreneuriale et emplois (UIEE), soutenue par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), lors d’une conférence sur les métiers de l’artisanat à la Direction générale de la Promotion de l’artisanat à Andavamamba, hier.

La formation des artisans, les procédures de certification du label et le marché des arts malgaches dans le monde ont été au centre des discussions, comme l’a expliqué Yvette Rajaoarisoa, responsable événement de l’UIEE, une unité qui s’oriente vers la promotion de l’auto-emploi et de l’émergence des PME/PMI.

Le potentiel de l’artisanat malgache

Madagascar exporte principalement des produits à base de fibres végétales (raphia, sisal) et de pierres. Près de sept millions de pièces en fibres végétales et 697.000 tonnes de pierres taillées et des produits de bijouterie ont été exportés l’année dernière, selon les chiffres de la Direction des Normes et de la certification du ministère en charge de la promotion de l’Artisanat.

Et la valeur globale de l’exportation de ces produits pour l’année 2017 est de 14,8 millions d’euros. Plus de la moitié des exportations sont destinées au marché français.

«Jusqu’à ce jour, 300 exportateurs agréés sont enregistrés et le dernier recensement fait état de deux millions d’artisans à Madagascar. Mais, comme l’ensemble des secteurs d’activités, l’artisanat connaît également une prédominance de l’informel et dans lequel circulent des milliards de chiffres d’affaires», a soulevé Audace Kajaly, directeur des Normes et de la certification.

Helena Rasolompiakarana, gérante d’une société d’artisanat et non moins exportatrice, déplore pour sa part un manque de promotion des produits malgaches. «Il faut encore appuyer la promotion en participant aux différentes foires et événements économiques, pour faire connaitre davantage les produits locaux aux clients, tout d’abord nationaux puis internationaux», a-t-elle indiqué avant d’ajouter que «la transformation des produits alimentaires (confiture, miel, épices…) est également classée dans le secteur de l’artisanat. Mais que, d’ores et déjà, il faudra miser sur la qualité et la capacité de production».

Audace Kajaly a toutefois cité quelques initiatives pour appuyer la promotion du secteur, en l’occurrence, une étude sur le label national de qualité, le recensement des artisans et des besoins en matières premières, ou encore la mise en place d’un cadre légal des normes.

 

Arh.

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