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Industrialisation: la formalisation demeure un challenge

Industrialisation: la formalisation demeure un challenge

Une «Table-ronde pour l’industrialisation» s’est tenue hier, à l’hôtel Carlton Anosy, pour marquer  la Journée de l’industrialisation en Afrique.

La question relative à la formalisation des entreprises et des industries reste au centre des discussions de l’entrepreneuriat. Après la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat, la Journée de l’industrialisation en Afrique, célébrée le 20 novembre, remet sur le tapis le cas des entreprises et industries opérant dans l’informel.

Au mois d’août dernier, le ministère de l’Industrie et du développement du secteur privé (MIDSP) a retiré l’attestation d’agrément de 300 entreprises franches, réparties dans tout Madagascar.

Hier encore, Guy Rivo Randrianarisoa, ministre de l’Industrie est revenu sur le sujet en évoquant, une nouvelle fois, qu’un nombre assez important d’industries et entreprises déroge encore à la règle. Si certains ne fonctionnent plus, mais gardent juste leur attestation d’agrément, d’autres n’arborent plus le statut d’entreprises franches, mais bénéficient tout de même d’exonération de taxes.

Lourdeurs administratives

Les établissements existants ou nouvellement créés sont réticents à formaliser leurs activités pour des raisons administratives et financières. A cause de la complication des procédures et du coût d’investissement, les entrepreneurs ne se précipitent pas pour régulariser leur situation au niveau de l’Administration.

«Le Gouvernement devrait octroyer un certain délai aux entrepreneurs malgaches afin que ces derniers puissent développer leur entreprise avant qu’une quelconque démarche sur les procédures fiscales ne soit appliquée», a soulevé le ministre.

En effet, réduire l’envergure du secteur informel demeure un challenge pour les économies fragiles comme celle de  Madagascar. Mais, comme l’a évoqué le Premier ministre Christian Ntsay, à l’occasion de cette célébration, il est du devoir du Gouvernement de favoriser l’amélioration du climat des affaires et surtout, de donner latitude au secteur privé qui demeure jusque-là le meilleur pourvoyeur d’emplois.

En tout cas, le ministre de l’Industrie a annoncé la publication prochaine du décret d’application de la Loi sur le développement industriel à Madagascar (LDIM), la mise en place de l’Agence nationale pour le développement de l’industrie (ANDI) ou encore l’opérationnalisation du Fonds national pour le développement industriel (FNDI).

Vitrine de l’Industrie

Toujours dans le cadre de cette célébration, la deuxième édition de la «Vitrine de l’Industrie et du Secteur privé» a débuté, hier et pour trois jours, sur le parvis de l’Hôtel de ville Analakely. Cette manifestation économique, qui se singularise par la participation massive des startups malgaches, a pour ambition de valoriser davantage les produits « Vita Malagasy », tout en incitant les consommateurs à choisir les produits locaux.

Arh.

 

 

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