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Chronique: retour aux sources

Malgré les progrès réalisés relatifs aux égalités, bizarrement mais logiquement citées au pluriel du simple fait que les inégalités, elles, se déclinent au pluriel, le vécu donne parfois le sentiment que plus on avance plus on s’éloigne des objectifs, et qu’au fur et à mesure les écarts qui font les inégalités se creusent. Une lassitude inclinerait à la résignation en concluant que telle est la loi de la nature : ça simplifierait tant les choses sans pour autant résoudre les problèmes. En mettant de côté les inégalités entre riches et pauvres que ce soit à l’échelle des nations ou simplement entre individus, la question de l’égalité des genres est un symbole qui témoigne de réussite par des avancées sensibles, constats qui invitent mais à la fois de poursuivre le combat :  les acquis ne le sont pas toujours de façon définitive. Bel exemple la parité pratiquée durant une période dans certains pays dits avancés accuse parfois au lendemain un recul faute de leur avoir accordé une valeur équivalente à les avoir élevés au rang de principe. Pour ces raisons, des mouvements (composés en majorité de femmes souvent soutenus activement par des hommes) se forment de manière spontanée pour reprendre le combat à la base contre la résurgence d’un activisme réactionnaire plus phallocrate que simplement machiste. Dans le genre la détermination des femmes militantes pour leur cause a fait la démonstration d’une réelle efficacité lors des élections à mi-mandat du président aux États-Unis. Il est toutefois une tendance qui défend la thèse que les acquis ne sauraient l’être de façon pérenne tant que l’on n’ose s’attaquer à la racine. Difficile de s’y atteler dans les pays où se manifeste cette volonté d’émancipation pour vivre un statut d’égalité mais où croyants et mécréants vivent l’inconscience du poids de légendes communes, même chez ceux qui n’accordent pas à la Bible valeur de parole d’évangile. La lutte pèche à l’origine : d’une part de ne pas rétablir la genèse de la création de la femme et de ne lui accorder cote plus digne, différente de celle de la parabole la réduisant à n’être que simple produit dérivé d’une côte du mâle et n’expliquant son existence que par utilité afin que ne vive de solitude «l’homme», d’autre part de ne pas couper à la queue la légende de la pomme, légende qui charge de la responsabilité du péché en premier Eve avant qu’Adam ne s’en étrangle et n’en garde la stigmate à la gorge.

Léo Raz

 

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