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Zoarinivo Razakatrimo: une tisserande aux doigts de fée

Zoarinivo Razakatrimo: une tisserande aux doigts de fée

Passion quand tu nous tiens ! Zoarinivo Razakatrimo ou tout simplement Mme Zo tisse un lien particulier avec l’art contemporain depuis bientôt une vingtaine d’années. Du 18 septembre 2018 au 1er janvier 2019, ses œuvres seront accrochées sur les murs du Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, à l’occasion de l’exposition fraîchement intitulée «Madagascar, arts de la Grande île ». Dans ce contexte, elle a partagé son vécu en tant que tisserande. Interview

*Les Nouvelles : Dans un premier temps, pouvez-vous présenter votre parcours ?

-Mme Zo : Auparavant, j’ai été dans le secteur de l’artisanat. Mais c’est à l’orée de l’année 2000 que je me suis découverte une passion dévorante pour l’art plastique. J’ai été sélectionnée deux fois de suite pour représenter Madagascar à la Biennale de l’art africain contemporain (Dak’ Art), en 2000 et 2002. En 2004, les visiteurs du National Muséum of African Art à Washington DC ont pu admirer mes créations. Trois ans plus tard, je me suis envolée pour la Pologne pour présenter certaines de mes œuvres à la Triennale de la tapisserie.

*Quelles matières choisissez-vous ?

– Mon travail s’est focalisé au tout début sur le tissage avec des matières conventionnelles. De fil en aiguille, je me suis essayée à de nouvelles matières telles que la fibre végétale, le cuivre, le fil de pêche, la bande magnétique et tout ce qui est objet de récupération. Quotidiennement, je puise dans les montagnes de déchets, auprès des brocantes et menuisiers,  qui sont amoncelés dans mon atelier avant de commencer à travailler.

*Autant dire que vous avez un choix particulier pour le grand format…

– Effectivement, le grand format inspire la liberté, autant pour les œuvres que pour celui qui les conçoit. S’atteler à la réalisation d’une œuvre, c’est déjà imaginer son support et son futur emplacement. C’est en fonction de ces critères que je précise le format. Ceci étant, la plupart de mes tableaux mesurent généralement 1, 95m sur 2m. Une fois accroché sur les murs, cela attire le regard et toute l’attention du public.

*Parlez-nous de l’exposition au Musée du quai Branly- Jacques Chirac à Paris ?

-Le commissaire du musée du quai Branly et non moins responsable de collections Afrique, Aurélien Gaborit, a foulé le sol malgache le 8 septembre 2017 pour sélectionner les artistes malgaches ainsi que de leurs œuvres, qui constitueront l’ossature de cette exposition. Moi, Pierrot Men et Temandrota figurons sur la liste. Une exposition d’envergure internationale comme celle-ci est un chemin qu’il faut emprunter au moins une fois dans sa vie d’artiste pour être connu et reconnu.

Recueillis par Joachin Michaël

 

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