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Pérégrinations hebdomadaires: À bout de souffle

Qui va donner le coup de grâce ? L’évolution de la situation laisse peu d’espoir à une prolongation de vie du système tel qu’il est. Les apparences donnent l’illusion d’une République, d’un régime de démocratie, d’un état de droit, alors qu’il n’y a même pas à gratter en profondeur que ces apparences se révèlent n’être que coquille vide. Il y a longtemps que le peuple a perdu ses illusions concernant ce système qu’il sait n’être que factice, à plusieurs reprises la population a pourtant récidivé en s’étant laissée entraîner dans des mouvements qui n’ont produit que crise. A chaque fois les meneurs lui ont confisqué le bénéfice d’aller au bout de la logique d’un mouvement pour un changement, crise pour crise vainqueurs du moment ils en ont avorté  les conséquences pour la préférence d’une virginité pseudo constitutionnelle plutôt qu’à endosser la paternité d’une révolution en douceur. Cette fois-ci le contexte présente un schéma différent, même si certaines scènes renvoie à du déjà vu.

Raison aux dénonciations émises par les battus du premier tour

À première vue, en considération du score minable que chacun du groupe des 25 ayant réclamé l’ajournement de l’élection au motifs de lourdes suspicions pesant sur l’organisation, l’histoire risque de ne retenir que leur coupable impréparation à faire face à une consultation populaire de cette envergure, et de ne classer leur revendication dans les oubliettes des faits anecdotiques. Le relais que prennent les trois les mieux placés au classement pour dénoncer des tripotages dans les résultats provisoires officiels, sans tout à fait donner raison aux jérémiades des 25 laisse à penser que ces derniers n’avaient pas totalement tort et que même si se contentant de lancer des soupçons ils n’avaient pas eu assez de finesse d’en rapporter des débuts de preuve, la démarche aurait pu ou dû faire apparaître un doute raisonnable. Le «Premier tour dia vita» escompté et réclamé par le mieux placé du

trio des favoris sonne aux oreilles comme simple reprise d’un ancien tube. Du déjà entendu certes mais le contexte est nouveau. Plusieurs hypothèses se font jour, dans n’importe lequel des cas il s’agirait d’un hold-up. De raison celui qui a réussi

l’exploit d’avoir recueilli 50% + 1 des suffrages exprimés peut s’insurger contre une tentative de lui en soustraire les bénéfices, le poursuivant à bon droit peut aussi émettre des doutes. Les suspicions, accusations et doutes qui se succèdent finissent par mordre sur la crédibilité de la Ceni et éloigne des résultats qu’elle publie la confiance du public. Comme pour aggraver le situation le troisième favori, dont les résultats lui contestent ce statut de favori, se mêle d’accuser les responsables de l’organisation et de dénoncer toutes sortes de tripotages. Tombe alors la question, qui manipule les tripoteurs et à qui profitent les manœuvres ?

Lecture trouble

Celui classé en tête des résultats, son poursuivant immédiat, le troisième semé à distance ayant perdu tout espoir d’inquiéter le duo, se plaignent tous les trois de manœuvres opérées pour fausser les résultats. Ce qui pourrait paraître bizarre, pourtant cette bizarrerie justement incline à penser qu’il n’y a pas de fumée sans feu. La réponse se révélera par la suite, mais déjà on ne peut que s’inquiéter du mode à adopter pour accoucher de la vérité. Le recours aux forceps par des tentatives de chacun d’arracher au forcing «sa» vérité des résultats constitue l’hypothèse que la population redoute le plus. Des mouvements de foule manifestant pour une même raison défendant des causes opposées produiraient un schéma inédit dont on ne peut imaginer ni la manifestation ni l’issue.

Pour le moment on peine encore à faire l’analyse du premier tour. Les observateurs s’interrogent sur les motivations de l’électorat à s’être partagé en deux blocs et à avoir jeté le dévolu en faveur de deux «ex» alors que dans l’absolu la population disait sa détermination à privilégier un changement. Les électeurs ont sanctionné les 33 autres qui n’ont avancé aucun projet crédible d’opérer un changement. Certes la proposition destinée à insuffler un élan élevant vers une palpable émergence a charmé et conquis une partie de la population mais sûrement pas de quoi réaliser le score réussi, pareillement le «croire simplement» a permis de  rassembler une partie du troupeau des crédules mais pas au point de flatter ce retour par un tel score. L’un et l’autre de ces deux «champions» ont pu bénéficier d’un réflexe pour un vote utile. Face au vide de solution offrant une alternative une partie non négligeable a fait le choix dès le premier tour de porter leur suffrage individuel en faveur de celui qui a le plus de chance de priver l’autre d’une victoire. Ces électeurs se sont prononcé au premier tour pour désigner celui qu’ils voulaient qualifier à prendre part au deuxième tour. Le second tour menace de marquer encore davantage la fracture entre deux blocs. La campagne électorale ne saurait alors prendre de l’élévation, elle consisterait davantage à mettre l’accent sur les risques que présente l’adversaire qu’à développer les avantages qu’offrent les propositions et solutions que l’on avance. Heureusement qu’il existe une réserve importante d’abstentionnistes. Tous les abstentionnistes ne sont pas nécessairement réfractaires au vote, ils n’ont pas hésité à s’inscrire sur la liste électorale ils hésitent en pareilles circonstances à donner une importance à leur suffrage et surtout à accorder confiance à l’une ou à l’autre des candidats… Des cœurs à prendre !

Léo Raz

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