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Présidentielle – Ceni: suspicions autour des résultats

Présidentielle – Ceni: suspicions autour des résultats

Les inquiétudes s’accroissent par rapport à la manière dont la Ceni distille les résultats du premier tour de la présidentielle du 7 novembre.  Les observateurs commencent à se poser des questions.

Y a-t-il anguille sous roche ? S’il est difficile de répondre affirmativement à cette question pour le moment, tout porte à croire, toutefois, que quelque chose se trame quelque part. Plus d’un s’interroge depuis quelques temps sur la façon dont cette entité traite les résultats électoraux tant elle avance à pas de tortue.  Du simple citoyen aux états-majors politiques, en passant par les internautes, les réactions fusent de partout pour dénoncer cette lenteur.

A commencer par la nuit du 7 novembre où la Ceni n’a pas réalisé une soirée électorale afin de suivre en direct la sortie des premières tendances, alors que les bureaux de vote s’étaient  clôturés à 17h.  D’ailleurs, les premiers résultats de la Ceni n’étaient publiés que  le 8 novembre vers 1h30 et pourtant, un bureau de vote se trouve à quelques mètres de cette institution. Une situation qui accroît des suspicions de la part des observateurs.

Crédibilité mise à mal

A cela s’ajoute l’évolution du score des candidats publié par l’organe en charge des préparatifs des élections. Des observateurs notent en effet que le score de certains candidats qui disposent d’une importante cote de popularité dans les régions s’effrite, paradoxalement, au fur et à mesure que les résultats issus des provinces arrivent. Pendant ce temps, le chiffre des «petits» candidats n’ayant même pas fait campagne s’élève, tout comme le nombre des «nuls» et des «blancs». Voulue ou pas, l’affluence des réactions et des suspicions au niveau de la Ceni porte en tout cas un sérieux coup à sa crédibilité.

Quoi qu’il en soit, les états-majors politiques ont déjà lancé des alertes à ce propos. A ce titre, des proches de l’ancien Chef de l’Etat Marc Ravalomanana, candidat à la présidentielle, se sont rués hier à Alarobia pour demander des comptes. Au lendemain du premier tour, le candidat Hery Rajaonarimampianina avait pour sa part noté dans une lettre que «tout porte à croire que le vote de la population malgache a été le cible de ces détournements».  Apparemment, il semble que c’est le cas car, dans tous les camps, le nombre des voix obtenus est différent de celui publié par la Ceni. A l’allure où vont les choses, cette situation pourrait déboucher par des confrontations des procès verbaux auprès de la Haute cour constitutionnelle (HCC), seule entité habilitée à trancher sur les litiges électoraux.

 

Rakoto

 

 

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