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Chronique: erreurs croisées

Plus morose qu’un lendemain de fête la désolation des lendemains de défaite. Une ambiance lugubre plane dans les Q-G des candidats qui ont essuyé une veste, veste que certains s’apprêtent à retourner de si tôt. Il existe toutefois une nuance entre envisager des possibilités de nouer des alliances, et tenter de monnayer un ralliement, surtout que dans ce second cas

le marchandage concerne moins des idées qui peuvent réunir qu’il ne porte davantage sur une virtualité souvent trompeuse, un poids électoral supposé. Certes les petits ruisseaux peuvent faire des rivières, mais les candidats ne sauraient prétendre avoir autorité pour drainer là où ils veulent les un, deux, cinq pour cent des suffrages qu’ils ont obtenus au premier tour. Après tout chacun reste maître de sa stratégie, le problème appartient à ceux qui se risquent dans un tel marché de dupes.

L’attention se porte de préférence sur les candidats malheureux qui malgré une défaite si cuisante soit-elle, entendent assumer le revers avec dignité et boire le calice jusqu’à la lie. Reconnaître l’échec est la plus facile des obligations dans la démarche à entreprendre pour mériter l’estime et ne pas avoir à courber la tête. Partisans et sympathisants méritent de savoir le pourquoi de l’échec. La responsabilité de les informer revient naturellement au candidat mais un devoir de solidarité engage pareillement l’ensemble de l’état-major. Sûrement que dans la réflexion et lors des débats apparaissent des désaccords à propos de constats d’erreur mais les reproches croisés ne pourraient donner prétexte à se désolidariser et encore moins à faire peser le fardeau de la défaite sur les seules épaules du candidat battu, même si celui-ci se charge en premier de la responsabilité pareillement qu’il aurait cueilli la couronne d’une victoire. La nécessité d’une autocritique ne se présente pas comme une obligation d’autoflagellation, au contraire après avoir touché le fond la formule témoigne d’une grandeur d’âme à vouloir se relever et même s’élever par delà l’adversité. Ça n’aboutit pas nécessairement au masochisme d’avoir l’envie de rééditer. Puisque l’on en parle, la curiosité titille à suivre les «progrès» des redoublants parmi lesquels certains tentent de faire des 1 ou 2% leur fonds de commerce.

 

Léo Raz

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