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Administration pénitentiaire: les infrastructures font encore défaut

Administration pénitentiaire: les infrastructures font encore défaut

L’inspecteur en chef de l’Administration pénitentiaire, Emma Clotilde Viviane Raheriniaina, était parmi les hauts fonctionnaires malgaches recrutés par les Nations unies pour des missions en Haïti. Selon ses explications, l’Administration pénitentiaire malgache a plus d’expériences dans la gestion des établissements pénitentiaires par rapport à celle de cette île des Grandes Antilles. Par contre, ce sont plutôt les infrastructures qui font défaut au pays. Interview.

. Comment êtes-vous devenue missionnaire des Nations unies en Haïti ?

– Emma Clotilde Viviane Raheriniaina : Dans le cadre de la promotion du genre, les Nations unies ont toujours encouragé les femmes cadres de l’Administration publique à venir grossir leurs rangs pour des missions à l’étranger. Cela à titre de partage d’expériences et également de renforcement de capacités. Pour mon cas, suite à une offre dans le domaine du respect des droits de l’Homme au niveau des prisons, j’ai déposé ma candidature. Appuyée par la Direction générale des affaires judiciaires, des études et des réformes (DGAJER) du ministère de la Justice, j’ai pu décrocher une mission en Haïti du juin au décembre 2016.

. Concrètement quelle a été votre mission ?

– Vis-à-vis des lois en vigueur dans ce pays, on peut dire que les droits de l’Homme ne sont pas respectés dans les prisons. Ma mission a donc été de partager mes acquis pour que ces lois soient observées, notamment sur la considération de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) des Nations unies.

Toutefois, j’aimerais souligner que nous étions plusieurs missionnaires venant de l’étranger pour accomplir cette tâche. Ce qui m’a permis en même temps de renfoncer mes capacités.

. Concernant les droits de l’Homme dans les prisons à Madagascar, quel est votre point de vue par rapport au cas haïtien ?

– Notre organisation pour les faire respecter est encore meilleure. Il faut reconnaitre toutefois qu’à Madagascar, il y a encore des défectuosités dont la correction requiert des efforts. Malgré cette situation, je peux affirmer que les agents pénitentiaires malgaches ont assez d’expériences dans ce domaine. A preuve, bon nombre d’entre eux sont toujours recrutés par les Nations unies pour intervenir ailleurs, notamment en Afrique. Ce qui nous fait défaut, c’est l’insuffisance des moyens déployés, aussi bien financiers qu’infrastructurels, impliquant par la suite des résultats plus ou moins négatifs. Haïti ne nous dépasse que sur le fait d’avoir de bonnes infrastructures répondant aux normes.

. Que proposez-vous donc comme solution ?

– Adopter une réelle volonté politique pour l’amélioration de la détention à Madagascar, en particulier sur l’amélioration des infrastructures. Un défi qui ne peut cependant s’accomplir sans le renforcement des appuis venant des Partenaires techniques et financiers (PTF) spécialisés dans le domaine. Et je suis en train d’apporter mes acquis et expériences là-dessus pour atteindre cet objectif.

Propos recueillis par Sera R.

 

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