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Madagascar il y a 100 ans: commission Municipale et Commission Consultative de Tamatave (8)

(Suite.)

De l’avis de M. Clarke, il faudrait que ces remorqueurs eussent une force minimum de trois cents chevaux.

M.Baillet dit que les remorqueurs qui ont déjà été utilisés pour renflouer des navires échoués appartiennent à la Colonie qui les loue à des Sociétés particulières et que leur tonnage permettrait même de les utiliser, en cas d’urgence, pour le transport de marchandises.

M.le Gouverneur Général dit qu’il aurait besoin de plus de précisions pour examiner utilement cette question.

VIII. Main-d’œuvre

L’Assemblée n’ignore pas que cette importante question a déjà fait l’objet des préoccupations de M. le Gouverneur Général. Elle se bornera à lui rappeler les intéressantes propositions faites à ce sujet par le Comice Agricole de Tamatave dans sa séance du 18 août 1917 en ce qui concerne plus particulièrement l’institution d’un carnet individuel pour l’indigène.

Pour ce qui est de l’obligation du travail, elle croit pouvoir suggérer l’idée d’imposer à chaque fokonolona une tâche déterminée.

M. le Gouverneur Général dit que cette question est des plus délicates. C’est celle qui a préoccupé le plus le Général Gallieni ; la quantité d’Arrêtés qu’il a pris et de Circulaires qu’il a rédigées à ce sujet en font foi.

Une fois les indigènes placés sous le régime du droit commun, il était impossible de les obliger à travailler plus que leurs besoins le leurs imposaient. M. le Gouverneur Général dit qu’à défaut de sanctions pénales, inapplicables en la matière, il essaiera de trouver une solution en usant seulement de sanctions civiles. Il estime que l’Administration peut intervenir dans les contrats entre colons et indigènes et que l’indigène ne puisse, sans motif valable, rompre ses engagements. Il dit aussi qu’il va s’empresser de reconstituer l’Office Central du Travail qui a été créé par le Général Gallieni ; il attend les meilleurs effets de cette institution. M. le Gouverneur Général estime que la question de la main-d’œuvre est la plus essentielle après celle de la population.

 

(À suivre.)

Le Tamatave

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