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Chronique: c’est parti pour une quatrième jeunesse ?

Il y aurait plus de 350 bacs à ordures répartis dans les 192 fokontany de la capitale. Le conditionnel est de rigueur parce qu’un grand nombre de ces bacs à ordures, en réalité des bennes qui devraient (encore le conditionnel) être utilisées pour le transport des ordures ménagères, sont affaissés, rongés par la rouille et par des détritus qu’on évitera de nommer, et remplissent très mal leur fonction de bac à ordures.

L’année dernière, à moins que ce ne soit la précédente, les bacs à ordures avaient fait partie des programmes de ravalement de façade qu’on nous offre à l’occasion de la Fête nationale et des fêtes de fin d’année. D’un brun-rouge en harmonie avec les briques de nos bâtiments anciens, les bacs à ordures avaient retrouvé une troisième jeunesse dont on savait qu’elle durerait le temps que durent les roses, c’est-à-dire à peine plus que la trêve des festivités.

Vous aviez oublié ce brun-rouge qui rappelle les briques, rien de plus normal. La peinture peut faire office de cache misère mais n’empêche pas les braves gens que nous sommes de jeter les ordures dans les bennes, quand c’est possible, sinon autour des bennes quand elles sont pleines et inaccessibles, autrement dit tout le temps. Depuis l’opération poubelles plus propres, la Terre a tourné sur-elle-même plus d’une fois mais le problème de nos bennes à ordures reste le même qu’hier, avant-hier, l’année dernière et l’année d’avant.

Pendant que les uns et les autres s’invectivent à défaut de prendre leurs responsabilités, nous autres citoyens consommateurs de produits aux emballages raffinés apportons chaque jour notre part de déchets ménagers aux abords des bennes qu’on n’ose d’ailleurs plus approcher tant elles sont répugnantes. On préfère s’en tenir aux bouches d’égout, aux caniveaux ou aux recoins des escaliers pour laisser négligemment tomber le trop-plein de nos seaux d’ordures.

Qu’on se le dise : une nouvelle couche de peinture aussi jolie soit-elle ne résoudra pas la question des ordures de la capitale. Il faudra trouver autre chose, et ce n’est pas nouveau.

 

Kemba Ranavela

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